Ils persévéraient dans
l’enseignement des apôtres, dans la communion
fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières.
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CHAPITRE 6
MINISTRES DE LA MUSIQUE :
LE CLERGÉ DE SECOND RANG
Nous ne pouvons pas éviter d'apporter notre culture à
l'église avec nous ; cela fait partie de notre être. Mais à la lumière de la
tradition nous devons trier ces influences culturelles qui contribuent à
l'intégrité du culte chrétien de celles qui l’amoindrissent.
-Frank C. Senn
Entrez dans
n'importe quelle église moderne et la liturgie débutera pratiquement toujours
par des hymnes, des chœurs, ou des chants d’adoration et de culte. Il n'y a
aucune exception.
Dans tous les cas, il y aura une personne (ou
une équipe) qui dirige et commande les chants. Dans les églises plus
traditionnelles, ce sera le « directeur de chœur » ou le
« ministre de la musique. »[1][1] Ce
peut même être le chœur lui-même. Dans les églises plus contemporaines, ce sera
le « chef de culte » ou
« l’équipe d'adoration et de culte. »
Pour aboutir au sermon, ceux qui « mènent
le culte » choisissent les cantiques. Ils introduisent ces cantiques. Ils
décident comment ces cantiques doivent être chantés. Et ils décident quand. Le
peuple de Dieu ne décide nullement de la forme, ou la direction du chant. Il
est plutôt mené par quelqu'un d'autre qui fait souvent partie du staff clérical
ou quelqu’un qui reçoit un honneur semblable.
Tout cela en contraste avec le déroulement du
premier siècle. Dans l'église primitive, le culte et le chant étaient entre les
mains du peuple de Dieu. [2][2]L'église elle-même menait ses propres
cantiques. Le chant et les principaux cantiques étaient une affaire collective,
pas un événement professionnel mené par des spécialistes.
Les
origines du choeur
Tout cela a changé à l'arrivée du choeur
chrétien. L'origine du choeur chrétien remonte au quatrième siècle. Peu de
temps après l'édit de Milan (A.D. 313), la persécution des chrétiens avait
cessé. Sous le règne de Constantin, des choeurs ont été développés et formés
pour aider à la célébration de l'eucharistie. La pratique a été empruntée à la
coutume romaine, qui ouvrait ses cérémonies impériales par la musique
processionnelle. Des écoles spécialisées ont été fondées et des chanteurs de
choeur ont reçu le statut de clergé de deuxième ordre. [3][3]
Les racines du choeur sont retrouvées dans les
temples grecs païens et les drames grecs. [4][4] Will Durant l'a énoncée admirablement : « Au Moyen-Âge, comme en Grèce antique,
la source principale du drame se trouvait dans la liturgie religieuse. La messe
elle-même était un spectacle dramatique ; le sanctuaire un plateau sacré ; les
célébrants portaient des costumes symboliques ; prêtres et acolytes
s’occupaient du dialogue ; et les réponses d'antienne du prêtre et du choeur,
et du choeur au choeur, suggéraient avec précision la même évolution du
dialogue du drame qui avait produit le drame dionysien sacré. »[5][5]
Avec
l'arrivée du choeur dans l'église chrétienne, le chant est passé des mains du
peuple de Dieu au personnel clérical composé de chanteurs qualifiés. [6][6]Ce
décalage était partiellement dû au fait que des doctrines hérétiques étaient
transmises par le chant d'hymnes. Le clergé
estimait que si le chant des hymnes était sous leur contrôle, il
limiterait la diffusion de l’hérésie. [7][7]Mais
elle était également enracinée dans la puissance toujours croissante du clergé
en tant qu'interprètes principaux du drame chrétien.[8][8]
Vers
A.D. 367, le chant en assemblée a été tout à fait interdit. Il a été remplacé
par les choeurs professionnels. [9][9]Ainsi
est né le chanteur professionnel qualifié dans l'église. Le chant dans le culte
chrétien était maintenant le domaine du clergé et du choeur.
Ambroise (339-397) est reconnu pour avoir créé
les premiers hymnes chrétiens postapostoliques. [10][10]Ces
hymnes étaient modelées d’après les anciens
modèles grecs et appelés par des noms grecs.[11][11]
Ambroise a également créé une collection liturgique de chants encore employés
aujourd'hui dans quelques églises catholiques. [12][12]Le
chant liturgique est le descendant direct du chant romain païen, qui remonte
aux villes antiques Sumériennes.[13][13]
Les
choeurs papaux ont vu le jour au cinquième siècle. [14][14]Quand
Grégoire le Grand est devenu pape vers la fin du sixième siècle, il réorganisa
le Schola Cantorum (école du chant) à Rome. (Cette école a été fondée par le
pape Sylvestre mort en A.D. 335.)[15][15]
Avec
cette école, Grégoire a établi des chanteurs professionnels qui formaient des
choeurs partout dans tout l'empire romain. Les chanteurs se formaient pendant
neuf années. Ils devaient apprendre par coeur chaque cantique incluant le
célèbre « chant grégorien. » [16][16]Grégoire
a éliminé les derniers vestiges du chant en assemblée, croyant que c'était le
rôle exclusif des chanteurs qualifiés. Il a cru que le chant était une fonction
cléricale.
Les choeurs
qualifiés, les chanteurs qualifiés, et la fin du chant en assemblée reflétaient
la mentalité culturelle des Grecs. Tout comme l'éloquence (langage
professionnel), la culture grecque était basée sur la dynamique dualiste assistance/interprète. Tragiquement, ce trait
a été importé des temples de Diane et des drames grecs directement dans
l'église chrétienne ! L’assemblée de Dieu est devenue spectateur non seulement
du ministère parlé, mais du chant aussi bien ! [17][17]Regrettablement,
l'esprit du spectacle grec vit toujours dans l'église moderne.
Les
choeurs de garçons remontent également aux jours de Constantin. La plupart
d'entre eux ont été créés à partir des orphelinats. [18][18]Les
choeurs de garçons sont restés avec l'église pendant des centaines d'années
après leur fondation. Les Petits Chanteurs de Vienne, par exemple, ont été
fondés à Vienne, Autriche en 1498. Le choeur chantait exclusivement pour la
cour, à la messe, et aux concerts et aux événements d'état privés. [19][19]Un
fait peu connu est que les choeurs de garçons sont d’origines païennes. [20][20]Les
païens ont cru que la voix de jeunes garçons possédait des avantages
particuliers.
Cortèges
funèbres
Aux jours de Constantin, des pratiques romaines
en matière de fiançailles et de cortèges funèbres furent adaptées et
transformées en « mariages et enterrements» chrétiens.[21][21] Tous
les deux ont été empruntés aux usages païens. [22][22]Comme
un disciple le dit, « le culte païen des morts faisait tellement partie de
la vie de beaucoup de chrétiens, [23][23]autrefois
païens, que pour eux c’était simplement de pouvoir remplacer les chants
funèbres païens et la musique funèbre par les cantiques chrétiens. » [24][24]
Le
prétendu chant funèbre observé et accepté par les Chrétiens est également venu
du paganisme. [25][25]Il
fut introduit dans l'église chrétienne primitive au troisième siècle.
Tertullien était opposé au cortège funèbre chrétien simplement parce qu'il
avait une origine païenne.[26][26]
Non
seulement le cortège funèbre a-t-il émergé du paganisme! Mais aussi le discours
solennel funèbre. Il était dans les habitudes courantes des païens dans l'empire
romain de louer un des professeurs éloquents de la ville pour parler à
l'enterrement d'un être aimé. L'orateur suivait un petit manuel pour de telles
occasions. Il se pompait jusqu'à un niveau passionné et disait du défunt,
« il vit maintenant parmi les dieux, il a
traversé les cieux et regarde la vie ici-bas. » [27][27]Son
travail était de soulager les défunts. Ce rôle est rempli aujourd'hui par le
pasteur moderne, même avec les mêmes paroles du discours solennel
!
La
contribution de la Réforme
La
principale contribution musicale des réformateurs fut la restauration du chant
en assemblée et l'utilisation des instruments. John Huss (1372-1415) de la
Bohême et ses sectateurs (appelés Hussites) furent parmi les premiers à
reconstituer le chant en assemblée dans l'église. [28][28]
Luther
a également encouragé le chant en assemblée à certains moments du service. [29][29]Mais
le chant d'hymne en assemblée n'atteignit pas son apogée avant le XVIIIe siècle
pendant la renaissance wesleyenne en Angleterre. [30][30]
Dans
des églises de la Réforme, le choeur est
conservé. [31][31]Il
soutenait et menait le chant en assemblée.[32][32]
Cent cinquante ans après la Réforme, le chant en assemblée est devenu une
pratique courante. Vers le XVIIIe siècle, l'orgue remplaçait le choeur dans le
culte principal chrétien. [33][33]
Fait
intéressant, il n'y a aucune évidence d’instruments musicaux dans l'office
chrétien avant le Moyen Âge. [34][34]Avant
cela, on ne trouve aucun instrument de musique accompagnant le chant pendant le
service. [35][35]Les
pères de l'église tenaient une mauvaise opinion des instruments musicaux, les
associant à l'immoralité et à l'idolâtrie. [36][36]Calvin
a continué cette pratique. Il estimait que les instruments musicaux étaient
païens. En conséquence, pendant deux siècles, les églises reformées ont chanté
des psaumes sans l’utilisation des instruments.[37][37]
L'orgue
fut le premier instrument utilisé par
les chrétiens post-Constantiniens. [38][38]Des
orgues ont été trouvés dans les églises chrétiennes dès le sixième siècle. Mais
ils ne furent pas employés pour la messe avant le XIIe siècle. Vers le XIIIe
siècle, l'orgue est devenu une partie intégrale de la messe. [39][39]
L’orgue fut employé la première fois pour
donner le ton aux prêtres et au chœur. [40][40]Pendant
la Réforme, l’orgue devint l'instrument standard utilisé dans le culte
protestant. Tandis que les calvinistes (et puritains) enlevaient, démolissaient
et ruinaient les orgues d'église, les Luthériens les utilisaient pleinement. [41][41]Le
premier orgue acheté par une église américaine eut lieu en 1704. [42][42]
Les
premiers choeurs protestants s'épanouirent au milieu du VIII siècle. [43][43]Des
sièges spécifiques étaient assignés aux membres du choeur afin de montrer leur
statut particulier.
Au
début, la fonction du choeur était de donner le ton en menant le chant de
l’assemblée. Mais avant longtemps, le choeur commença à contribuer des choix
sélectifs. [44][44]C’est
ainsi que « la musique spéciale » exécutée par le choeur est devenue
un spectacle admiré par la congrégation.
Vers
la fin du XIXe siècle, le choeur des enfants faisait son apparition dans les églises
américaines. [45][45]En
ce temps-là, il était d’usage que le choeur dans les églises non liturgiques
joue « la musique spéciale. » (Cette pratique par la suite a été
aussi transmise aux églises liturgiques.) [46][46]
L'emplacement du choeur vaut la peine d’être
mentionné. Vers la fin du XVIe siècle, le choeur s'est déplacé du choeur
(plateforme de clergé) à la galerie arrière où un orgue à tuyaux était
installé. [47][47]Mais
pendant le mouvement d'Oxford de la fin du 19ième et début du XXe siècle, le
choeur est revenu au choeur. C’est dans cette période que les membres du chœur
commencèrent à porter des robes longues ecclésiastiques.[48][48]
Dans les années 20 et 30, il était de mise que les choeurs américains portent
ces vêtements de cérémonie particuliers pour assortir les bâtiments d'église
néo--Gothiques nouvellement acquis. [49][49]Le
choeur se tenait maintenant avec le clergé devant le peuple défilant dans des
vêtements cléricaux archaïques ![50][50]
L'origine de l'équipe de culte
Dans
beaucoup d'églises contemporaines, charismatique ou non charismatique, le
choeur a été remplacé par le phénomène récent de l'équipe de culte. [51][51]Dans
les églises de ce genre, l'endroit de réunion revendique peu de symboles
religieux (excepté des bannières peut-être).
À
l'avant-scène, on retrouve un podium simple, quelques plantes, des
amplificateurs et haut-parleurs, et un bon nombre de fils. On y porte la tenue
de tous les jours. Les sièges ou des chaises pliantes de théâtre remplacent
typiquement les bancs. L'équipe standard de culte inclura une guitare
amplifiée, les batteries, le clavier, probablement une guitare basse, et
quelques vocalistes. Des paroles sont habituellement projetées sur un écran ou
un mur par (ou vidéo) un projecteur. Quelqu'un « appelé de Dieu » à
la tâche tournera les transparents ou les glissières de PowerPoint
présélectionnées avant le service. Il y a une absence éclatante de cahiers de
cantiques ou d’hymnes.
Dans
de telles églises, le culte signifie suivre les cantiques prescrits par l’équipe.
Le « temps d’adoration et de culte » dure typiquement 30 à 40
minutes. Les premiers cantiques sont habituellement des choeurs des louanges
rythmés. [52][52]L'équipe
de culte animera l’assemblée dans une session en tapant des mains, en se balançant, en levant les mains et
parfois même en dansant sur un pot pourri de chants individualistes, doux d’adoration. (Le point
central de tous ces cantiques est une expérience individuelle. Les pronoms
personnels— « je, me, moi » — dominent pratiquement chaque cantique.)[53][53]
Comme
l’orchestre descend de la scène, les huissiers passent les plats pour
l’offrande. Ce qui sera habituellement suivi du sermon où le pasteur dominera
le reste du service. Dans beaucoup d'églises, le pasteur appellera l'équipe de
culte pour retourner sur la scène pour jouer quelques cantiques d’adoration
alors qu’il donne l’épilogue de son sermon.
C’était là le temps du ministère qui se termine par la musique de
l’orchestre.
La
liturgie de cantique que je viens de décrire fonctionne comme le rouage de
l'horloge dans les églises les plus charismatiques et les moins
confessionnelles. Mais d'où est-elle venue ?
L'origine de « l’équipe de culte »
remonte à la fondation de la Calvary Chapel en 1965. Chuck Smith, le fondateur de la dénomination,
avait mis sur pied un ministère de hippies et de surfers. Smith souhaitait la
bienvenue aux hippies nouvellement convertis et les invitait à raccorder leurs guitares et à jouer leur
musique maintenant rachetée dans l'église. Il a donné à la contre-culture une
scène pour leur musique—leur permettant de jouer aux concerts du dimanche soir.
Les nouvelles formes musicales à s'appelaient « louange et
adoration. » [54][54]Pendant
que le mouvement de Jésus commençait à s'épanouir, Smith fonda la compagnie
d’enregistrement Maranatha en 1973. Son but était de distribuer les cantiques
de ces jeunes artistes. [55][55]
Le
mouvement Vineyard, sous l'influence du génie musical de John Wimber, a suivi
avec le concept d'équipe de culte en 1977, où il fonda la fraternité de
chrétien du Vineyard d'Anaheim. [56][56]Le
Vineyard a probablement montré plus d'influence sur la famille chrétienne en
établissant des équipes de culte et de musique que le mouvement de la Chapelle
du Calvaire. La musique Vineyard est considérée comme plus intime et propre à
l’adoration, alors que la musique de la Calvary Chapel est plus reconnue pour
l’optimiste de ses cantiques de louange. [57][57]
La
mélodie religieuse américaine a connu une réforme avant celles de la Calvary
Chapel et du Vineyard. Commençant à Dublane, Ecosse en
Ils ont
engendré un nouveau type de musique influencé par certains artistes populaires.
[58][58]Cette
réforme fut la première étape pour les changements musicaux révolutionnaires
qui prirent racine dans l'église chrétienne par le Calvary Chapel et le
Vineyard. [59][59]En
temps voulu, la guitare remplaça l’orgue comme instrument central du culte dans
l'église protestante. Bien que modelé d’après le concert rock de la culture
séculaire, l'équipe de culte est devenue aussi commune que le pupitre.
Quel
est le problème ?
Peut-être vous vous demandez, « qu’est-ce
qu’il y de mal à avoir un chef de choeur, un chef de culte, ou une équipe de
culte pour faire chanter l'église? » Rien. Sauf qu'on vole au peuple de
Dieu une fonction essentielle : Choisir et mener leur propre chant dans
l’assemblée de remettre le culte divin dans leurs propres mains, de permettre à
Jésus-Christ de mener le chant de son église plutôt qu'à un outil humain.
Écoutez la description de Paul d'une réunion
d'église : « Chacun de vous apporte un cantique… » [60][60]« vous
entretenant avec des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituelles. » [61][61]Chefs
de cantique, choeurs, et équipes de culte rendent ceci impossible. Ils mettent
également des limites à la Souveraineté de Christ, spécifiquement à son
ministère de conduire ses frères dans des cantiques d'adoration à son Père. De
ce ministère (qui est peu connu aujourd'hui), l'auteur d'Hébreux dit,
« Celui qui rend les hommes saints et ceux qui sont rendus saints sont de
la même famille. Ainsi Jésus n'a pas honte de les appeler frères. Il [Jésus]
dit, « je déclarerai ton nom à mes frères ; en présence du rassemblement
[ekklesia] je chanterai tes louanges. »[62][62]
Quand
des cantiques de culte peuvent seulement être chantés par les doués, il ressemble
davantage à un divertissement qu’à un culte d’église. [63][63]Et
seulement ceux qui « sont talentueux » peuvent participer au service
de d’introduire des cantiques. Un ministère qui appartient à tous les membres
du peuple de Dieu.
Je me
réunis avec des églises où chaque membre est libre pour commencer un cantique
spontanément. Imaginez : chaque frère et soeur introduisant des cantiques sous
la Souveraineté du Christ ! Écrivant même leurs propres cantiques et les
apportant à la réunion pour nous les apprendre. L'un après l'autre. Sans
longues pauses. Chacun participant au chant. Moyen, ordinaire, banal, chrétiens
de toutes classes. Sans la présence évidente de conducteur. Une telle
expérience est inconnue dans l'église institutionnelle. Pourtant elle est disponible
pour tous ceux qui souhaitent éprouver la Souveraineté du Christ lors d'une
réunion. De plus, le chant dans de telles églises est intensément plus
corporatif qu'individualiste et subjectif. [64][64]
Laissez-moi vous avertir, cependant. Une fois
que vous avez goûté l'expérience d’avoir des cantiques de culte et d'adoration
dans vos propres mains, vous ne souhaiterez jamais retourner à vous asseoir
dans un siège pour être mené par un directeur de chœur ou une équipe de culte.
Vous serez très probablement désintéressés pour tout autre chose.
Aussi
merveilleuse que l'équipe de culte puisse être, il y a quelque chose de plus
haut et d’infiniment plus riche. Il est grand temps que le ministère de la
musique et du cantique soit enlevé du clergé de deuxième ordre et soit remis au
peuple de Dieu. Alors seulement les enfants du Seigneur pourront entièrement
comprendre les paroles du Psalmiste :
1 Sur les bords des fleuves de Babylone, Nous
étions assis et nous pleurions, en nous souvenant de Sion.
2 Aux saules de la contrée Nous avions suspendu
nos harpes.
3 Là, nos vainqueurs nous demandaient des
chants, Et nos oppresseurs de la joie: Chantez-nous quelques-uns des cantiques
de Sion!
4 Comment chanterions-nous les cantiques de
l’Eternel Sur une terre étrangère?
1 Cantique des degrés. Quand l’Eternel ramena
les captifs de Sion, Nous étions comme ceux qui font un rêve.
2 Alors notre bouche était remplie de cris de
joie, Et notre langue de chants d’allégresse; Alors on disait parmi les
nations: L’Eternel a fait pour eux de grandes choses! 65
La vraie difficulté n'est pas en fait que l'église soit trop
riche mais qu'elle est devenue fortement institutionnalisée, avec un
investissement écrasant dans l'entretien. Elle a les caractéristiques du
dinosaure et du cuirassé. Elle est sellée avec une usine et un programme
au-delà de ses moyens, de sorte qu'elle est absorbée dans des problèmes
d'approvisionnement et préoccupée avec la survie. L'inertie de la machine est telle,
que toutes les attributions financières, les légalités, les canaux de
l'organisation, les attitudes de l'esprit, sont placés dans la direction de
continuer et d’améliorer le status quo. Si on veut couper à travers ces canaux,
alors la l'énergie est épuisées avant même qu'on atteigne jamais les lignes
ennemies.
- John A.T.
Robinson
Dernière mise à jour le 27 octobre 2006
[1][1] Dans
certaines églises, ce rôle est joué par le pasteur surdoué.
[2][2] Éph.
5:19 ; Col. 3:16. Notez les mots « entretenez-vous vous-mêmes »
et « les uns les autres » dans
ces passages.
[3][3] Edwin Liemohn, The
Organ and Choir in Protestant Worship (Philadelphia: Fortress Press, 1968),
p. 8.
[4][4] Les Grecs avaient formé des
choeurs pour accompagner leur culte païen (H.W. Parke, The
Oracles of Apollo in Asia Minor, Croomhelm, 1995, pp. 102-103). Les jeux grecs, tragédies et
comédies, étaient accompagnés d’ orchestres (Marion Bauer & Ethel Peyser, How Music Grew, New York: G.P. Putnam’s Sons, 1939, pp. 36, 45;
Elizabeth Rogers, Music Through the Ages,
New York: G.P. Putnam’s Sons, 1967, p. 87; Carl Shaulk, Key Words in Church Music, St. Louis: Concordia Publishing House,
1978, p. 64; Johannes Quasten, Music
& Worship in Pagan and Christian Antiquity, Washington D.C.: National
Association of Pastoral Musicians, 1983, p. 76; Alfred Sendrey, Music in the Social and Religious Life of
Antiquity, Rutherford: Fairleigh Dickinson University Press, pp. 327, 412). Il y avait typiquement entre 15 et 24 personnes dans le choeur Grec
(Claude Calame, Choruses of Young
Women in Ancient Greece, Lanham: Rowman & Littlefield, 2001, p. 21). Certains ont essayé de démontrer le fait
que les chrétiens ont emprunté les choeurs et le chant à la synagogue juive.
Mais c'est fortement peu probable comme les chrétiens des troisièmes et de
quatrièmes siècle ont emprunté peu ou rien aux juifs. Au lieu de cela, ils ont
tiré fortement de leur culture Greco-Romaine environnante. Fait intéressant, la
musique grecque a eu sa genèse de l'Orient mineure et d'Asie (Music
Through the Ages, p. 95).
[5][5] Will Durant, The
Age of Faith (New York: Simon & Schuster, 1950), p. 1027.
[6][6] The Organ and Choir in
Protestant Worship, pp. 8-9. Jusqu'au
quatrième siècle, le chant en assemblée était une caractéristique de culte
chrétien.
[7][7] The Study of the History of
Music, pp. 16, 24.
[8][8] How
Music Grew, pp. 71-72.
[9][9] Music
Through the Ages, p. 108 Le
Concile de Laodicée (A.D. 367) interdit à tous de chanter dans l'église sauf
aux chanteurs canoniques. Cet acte était de s'assurer que la qualité du chant
pouvait être plus homogène et contrôlable par les dirigeants du culte (J.G.
Davies, The New Westminster Dictionary of
Liturgy and Worship: First American
Edition, Philadelphia: Westminster Press, 1986, p. 131; Arthur Mees, Choirs and Choral Music, New York:
Greenwood Press, 1969, pp. 25-26).