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LETTRE À L’ÉGLISE DE PHILADELPHIE Écris à l'ange
de l'Église de Philadelphie: Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui
qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui
ferme, et personne n'ouvrira:. Je connais tes oeuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que
tu as gardé ma parole, et que tu n'as pas renié mon nom, j'ai mis devant toi
une porte ouverte, que personne ne peut fermer. Voici, je te donne de
ceux de la synagogue de Satan, qui se disent juifs et ne le sont pas, mais
qui mentent; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et
connaître que je t’ai aimé. Parce que tu as gardé la parole de la
persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va
venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. Je
viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.
Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon
Dieu, et il n'en sortira plus; j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le
nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel
d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau. Que celui qui a des oreilles
entende ce que l'Esprit dit aux Églises! Apocalypse
3.7-13 Histoire
de Philadelphie Philadelphie
a été fondé en 150 avant Jésus-Christ par Attalus
qui aimait et respectait tellement son frère qu’il a nommé la ville « Philadelphos » ce qui signifie « amour
fraternel ». En 17 de notre ère,
la ville fut détruite par un
tremblement de terre. Pendant plusieurs
années, la ville a été éprouvée par plusieurs autres séismes. Cela nous permet de comprendre le sens de
la promesse du Seigneur lorsqu’il promet à l’église de Philadelphie que celui
qui vaincra sera une colonne dans le temple de Dieu. La colonne représentant la stabilité et la
sécurité. Lorsque Jean écrivit cette
lettre, les croyants de Philadelphie étaient encore marqués par des secousses
sismiques. Ils étaient toujours dans
l’attente possible d’un drame. L’empereur
romain César Tibère fit reconstruire la ville et la nomma
Nouvelle-Césarée. Plus tard, elle reçu le nom de Flavia et
maintenant elle porterait le nom de Ala-Sheher. Le Seigneur, par la plume de Jean, leur
donne une nouvelle identité qui ne sera plus changée, un nom éternel, le nom
de son Dieu. La
région de Philadelphie était propice à la vigne, de par ce fait la population
locale vénérait Dionysos, le dieu du vin.
La vie des chrétiens était confrontée à la même adversité que les
autres villes nommées par le Seigneur.
Leur condition de vie n’était ni meilleure ni pire que les autres. Présentation
du Seigneur Quel
encouragement pour une petite église locale que de voir son Seigneur se
présenter à elle comme étant le Saint et le Véritable, celui qui a les
clefs de David. Il est saint, mis
à part de tout homme parce qu’il n’a jamais péché, se gardant pur dans la
présence du Père. Dans le grec le mot saint
se traduit par pur, moralement irréprochable, consacré et par saint. La sainteté du Seigneur reconnu dans le Nouveau Testament et les
Psaumes.
Jésus
le Véritable est reconnu dans le Nouveau Testament.
La clef
de David Tout
bon chef de famille ou responsable d’entreprise a une clé pour chaque porte
de sa maison ou un passe partout pour ouvrir toutes les portes de son
entreprise. C’est ici la même chose
avec le Seigneur. La clé de David
démontre qu’il est l’autorité suprême tant pour Israël que pour
l’Église. Il a le pouvoir d’ouvrir ou
de fermer toute porte. A
l’époque de Jésus les clés pouvaient être petites comme celles que nous
connaissons aujourd’hui ou même énormes comme celle dont il est fait mention
dans Ésaïe 22.22, une clé qui était portée sur l’épaule. Les grosses clés
servaient de levier pour permettre au verrou d’ouvrir de grandes portes. Celle que porte que le Seigneur à dû ouvrir pour nous était gigantesque, ce qui
nécessitait une énorme clé. Nous
pouvons voir ici l’image de Christ portant sa croix pour nous, il portait la
clé qui nous a ouvert le chemin au trône de la grâce. Il nous a ouvert la porte du ciel. L’Église
de Philadelphie Combien
il nous est précieux pour nous chrétien de savoir que nous sommes connus du
Sauveur, de savoir qu’il connaît même nos actions. Ici, le Seigneur affirme à l’église de
Philadelphie « Je connais tes œuvres » et contrairement aux autres
assemblées, il ne trouve rien à reprocher.
Philadelphie
est selon le Seigneur une église avec peu de puissance. Certains pourraient croire que c’est une
critique, mais loin de là, c’est un avantage pour une église locale. N’avoir que peu de force empêche l’église
de s’appuyer sur sa propre puissance, mais de s’appuyer sur le Dieu
Tout-Puissant. Souvenons-nous de la
réponse de Jésus à Paul lorsque celui-ci par trois fois demandait au Seigneur
d’enlever l’écharde dans sa chair. Le
Seigneur lui a répondu « Ma grâce te suffit, car ma puissance
s’accomplit dans ta faiblesse. »
(2 Corinthiens 12.7-9). Un
autre passage nous amène à être humbles devant le Seigneur afin que Celui-ci
nous élève (Jacques 4.10). Le Seigneur s’attend de nous à ce que nous
lui offrions le peu que nous avons en demeurant dans l’attente de ce qu’il
pourvoit lui-même à nos faiblesses. Il
s’attend à ce que nous lui donnions nos cinq pains et nos deux poissons pour
nourrir une grande foule de plus de 5 000 hommes tout en se retrouvant à la
fin avec 12 paniers remplis de pains et de poissons (Marc 6.37-44). C’est par nos faiblesses qu’il témoigne de
sa grandeur. Pour Dieu rien n’est
impossible (Matthieu 19.26). Le
témoignage de Philadelphie L’église
de Philadelphie a gardé la Parole du Seigneur, elle s’est soumise à Lui avec le
désire de le glorifier en refusant de renier son nom malgré le monde idolâtre
qui la persécutait. C’est pourquoi le
Seigneur voyant son obéissance la bénit en lui ouvrant une porte que personne
ne peut fermer. Au
niveau prophétique, Philadelphie représente le temps des réveils des siècles
derniers ou partout à travers le monde, l’Évangile a été prêché comme
jamais. Que ce soit en Chine avec le
ministère de Hudson Taylor, en Amérique avec D. L. Moody, en Angleterre avec Spurgeon et bien d’autres en divers lieux. Ce fut un temps ou
le monde ne pouvait pas demeurer indifférent à la prédication de l’Évangile. Le
Seigneur a promis à l’église de Philadelphie de lui donner ceux de la
synagogue de Satan. L’expression
« Synagogue de Satan » représente en réalité tous ceux qui ne
connaissent pas le Seigneur, qui ne sont pas venus à sa connaissance. Car chaque personne a le choix d’être soi
avec Dieu ou d’être avec Satan. Ne pas
prendre position pour Christ s’est d’avoir choisi la synagogue de Satan, rien
d’autre. Mais voilà que le Seigneur
accorde à Philadelphie le salut des incroyants qui se disaient religieux,
mais qui ne connaissaient pas Dieu. Ces
gens seront attirés vers l’église de Philadelphie par un seul moyen :
l’amour de Christ envers son Église. Christ,
par amour pour son Église s'est livré lui-même pour elle, afin de la
sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau,
afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache,
ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible.
(Éphésiens 5.25-27). L’amour du Seigneur est un amour
inconditionnel et juste, cet amour fait en sorte que celui qui le reçoit
devienne meilleur et conforme à la ressemblance de son Sauveur. C’est le genre d’amour que tout le monde
devrait désirer. L’église
de Philadelphie, qui portant bien la signification de son nom « Amour
fraternel », faisait en sorte que par l’amour que les croyants avaient
les uns pour les autres les non-chrétiens furent attirés, car ils
reconnaissent en eux l’amour de Christ.
Je vous
donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les
uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si
vous avez de l'amour les uns pour les autres. Jean
13:34-35 Les promesses pour Philadelphie L’obéissance
à Mes
frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves
auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l'épreuve de votre foi
produit la patience. Jacques
1:2 -3 L’Église actuelle connaît bien cette vérité
qu’est l’heure de la tentation. Nous
sommes aujourd’hui dans le siècle de la tentation. Avec la technologie et les communications,
nous connaissons différentes formes de tentation qui sont
amplifiées à comparer avec les croyants des siècles derniers. La télévision, l’Internet et la moralité
déclinante exposent l’Église à un combat spirituel dont ses prédécesseurs n’ont
jamais pensé pouvoir connaître. Mais
pour ceux qui sont comme l’église de Philadelphie, ils ont la protection du
Seigneur, n’est-ce pas encouragement!
Dans 1 Corinthiens 10:13 nous apprenons qu’aucune tentation ne
nous est survenue, qui n’a été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra
pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces; mais avec la tentation, il
préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que nous puissions la supporter. C’est donc pour nous tout
un encouragement. De
plus, sachant que l’heure des tentations est présente dans nos vies, c’est
tout un réconfort que de voir le Seigneur dire de nouveau « Je viens
bientôt ». Tout chrétien sincère
attend avec empressement ce jour ou notre Sauveur reviendra nous chercher
pour nous prendre avec Lui dans Les couronnes du croyant
Le
Seigneur continu en affirmant qu’avec celui qui vaincra il
fera une colonne dans le temple de son Dieu.
Souvenons-nous que Philadelphie fut une ville ayant connu de grandes secousses
sismiques. Une colonne signifie la
stabilité et la fermeté. Dans une construction la colonne est le soutien de
l’édifice. C’est ici tout un réconfort
pour le chrétien qui marche luttant devant un grand nombre de combats de tout
genre. Bientôt, avec le retour de
Christ nous entrerons dans ce temps de paix.
Le royaume de Dieu ne peut pas être ébranlé (Hébreux 12.28). Ces
concitoyens n’auront pas à craindre dans son parvis. De Sion
l'Éternel rugit, De Jérusalem il fait entendre sa voix; Les cieux et la terre
sont ébranlés. Mais l'Éternel est un refuge pour son peuple, Un abri pour
les enfants d'Israël. Joel 3:16 Le mot
colonne est utilisé dans En
terminant sa lettre, Jésus affirme que sur celui qui vaincra, il écrira le
nom de son Dieu, et le nom de sa ville, de la nouvelle Jérusalem. Ceci démontre que celui qui aura été
étranger et voyageur sur la terre (1 Pierre 2.11), n’ayant jamais été chez
lui sera enfin identifié comme faisant partie de la cité nouvelle céleste. Mais notre
cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le
Seigneur Jésus-Christ. Philippiens 3:20
En
conclusion Nous
avons pour conclure qu’a tiré profit de cette lettre du Seigneur à l’église
de Philadelphie. La
première chose est l’amour fraternel, c’est probablement
l’élément essentiel qui fait que cette assemblée n’a reçu aucun blâme du
Seigneur. La communion des saints fait
en sorte que chacun se trouve béni par la présence de chaque don donné par
l’Esprit à son Église. Comme il est
doux et agréable pour des frères d’être ensemble (Psaume 133.1). Appliquons-nous donc à veiller à la
communion fraternelle dans nos assemblées. Un
autre élément important de cette lettre est la dépendance de l’église
locale envers son Sauveur, Philadelphie avait peu de puissance, elle
en était consciente et cela l’obligeait à s’attendre à son Dieu
Tout-Puissant. Cela a fait en sorte
que cette église représente prophétiquement une période de l’Église ou le
témoignage de l’Évangile s’est répandu partout à travers le monde. Soyons donc humbles et zélés pour Christ
sachant qu’il bénira le peu que nous pouvons lui donner. Finalement
un autre point important de la marche de Philadelphie est sans l’ombre d’un
doute l’attachement à Nous
avons reçu par cette lettre du Seigneur tout un modèle à suivre. Encourageons donc à marcher selon le modèle
de Philadelphie. Et que Dieu use de
grâce envers chacun de nous. Sylvain Bigras Web-serviteur du site www.toisuismoi.ca |
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