Ils persévéraient dans l’enseignement
des apôtres, dans la communion
fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières.
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Édition
du 14 novembre 2007 |
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Lorsqu’une personne vient à Christ, ses projets, ses plans personnels
s’estompent peu à peu pour faire place à la volonté de Dieu. Trop longtemps
hélas, les chrétiens ont vécu dans l’abattement, sans vision pour leur famille,
leurs voisins, leur village, leur ville. Les « assemblées chrétiennes » ont
leur part de responsabilité dans cet état lamentable de la chrétienté. Ces
assemblées, étant refermées sur elles-mêmes, ont gardé à l’intérieur de leurs
murs, le message de l’Évangile. Peu à peu, la religion s’est installée et les
populations n’ont pas été rejointes par l’Évangile.
Le but de cet ouvrage n’est pas de blâmer les « assemblées chrétiennes » mais
de faire prendre conscience aux chrétiens, du privilège qu’ils ont d’être
sauvés. Ils sont des enfants de Dieu, ils ont été choisis par Dieu pour des
oeuvres que Dieu a préparées d’avance.(Ephésiens 2 v.
10) La puissance de Dieu pour nous chrétiens, réside dans la prédication de
Quand un jour l’Apôtre Paul fut touché par Dieu, il abandonna son passé
religieux.
Il n’y a pas dans cet ouvrage, de recette pour l’évangélisation. Les recettes
appartiennent au monde. Dieu est un Dieu d’ordre et nous retrouvons au sein
même des Écritures, particulièrement dans les Actes des Apôtres et dans les
Épîtres, toutes les avenues concernant l’évangélisation.
Puisse Dieu à travers cet ouvrage, nous révéler notre propre attachement à Sa
Personne, nous faire réaliser l’importance de la communion fraternelle et nous
convaincre de notre grande responsabilité auprès des âmes perdues de nos
villages et de nos villes.
Comme au jour où Dieu nous a sauvés, ces mêmes Paroles de Dieu, dans Jérémie 29
v. 13, doivent nous revenir à chaque instant de notre vie à savoir : « Vous me
chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur ».
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Je veux adresser à mon épouse Nicole, ma compagne
d’oeuvre et de combat, un merci spécial. Nicole fut précieuse dans la rédaction
de cet ouvrage. En plus de m’avoir soutenu par ses prières et ses conseils dans
la composition des textes, elle s’est montrée dévouée et patiente à rédiger au
propre, ce document. Merci !
L’auteur,
Gérald Caron
Salutations en Jésus-Christ notre
Seigneur
Par son obéissance, sa mort et sa résurrection, le
Seigneur nous a tout donné : sa vie, sa paix et sa joie parfaite. L’Écriture dit : « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ! Nous
aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons, » (2 Cor. 4 v.13).
Dans un désir de faire avancer l’Église de Dieu, nous avons entrepris, ma femme
et moi, une oeuvre d’évangélisation auprès des gens de notre village.
Aujourd’hui, avec joie et foi en Dieu, je vous en partage le cheminement. Ma
prière est que Dieu puisse, selon son désir, donner à votre coeur du sens à mes
paroles.
Ainsi, cette lettre concerne l’évangélisation de mon
village. Si je partage ceci avec vous, c’est que je suis persuadé que Dieu
désire accorder le salut aux gens de nos villages. Je me présente à vous comme
un chrétien qui veut être à l’écoute de Christ. Selon Sa Parole, le Seigneur
veut que nous soyons des témoins fidèles, des gardiens de sa Parole et des
ambassadeurs de Christ. Notre rôle est d’annoncer
Cette oeuvre, puisqu’il faut l’appeler ainsi, est le
fruit de convictions basées sur la connaissance de Jésus, sur l’enseignement
des Apôtres à travers les écritures et sur la prière. Finalement cette oeuvre
ne pourra être réalisée sans le ministère du Saint-Esprit
et sans une foi inébranlable dans les promesses de Dieu.
Historique de cette oeuvre d’évangélisation.
Conversion.
J’ai connu le Seigneur en 1985. Âgé alors de 38 ans, vivant
toutes sortes de difficultés, Jésus me trouva à travers cette confusion. Une
série d’événements m’amena aux pieds de la croix et je pense que celui qui m’a
le plus touché fut la présence d’un homme qui vint un jour me trouver alors que
j’étais à faire des réparations à ma maison. Cet homme m’invita à me rendre
sous une tente où était prêché l’Évangile. Je fus ému en voyant ce personnage
sous un chaud soleil d’été m’offrir l’amour de Jésus. À travers son regard, son
attitude, je fus saisi par l’amour de Dieu. Combien cet homme devait aimer Dieu
pour porter vers des gens comme moi, des paroles d’espérance. Telle fut ma
pensée !
Quelque temps après, je me suis approché de Jésus.
J’ai découvert l’amour de Jésus pour moi et mon être tout entier venait d’être
saisi par Lui. Hier, découragé, errant sans espérance, je réalisais aujourd’hui
que Jésus m’aimait et qu’Il m’avait sauvé.
Pendant quelques années (environ 5 ans), j’ai
fréquenté l’assemblée de Pentecôte de Rimouski. C’était une église qui
grandissait rapidement. Plusieurs nouveaux chrétiens s’ajoutaient à cette jeune
église. De plus, plusieurs fidèles des églises baptistes (pour des raisons
doctrinales) s’étaient joints au mouvement de Pentecôte contribuant à son
essor. Bien entendu, étant jeune chrétien, je ne pouvais réaliser le malaise
qui sévissait au sein des églises chrétiennes, la communion fraternelle entre
ces différentes églises était inexistante. Dans ce contexte d’ignorance, cette
assemblée que je fréquentais, me semblait malgré tout, porteuse de beaucoup
d’enthousiasme.
Ainsi, comme plusieurs chrétiens, j’avais un grand
zèle pour l’Évangile. Dans ma famille, autour de moi, j’annonçais
Une assemblée non-préparée.
J’amenais ces personnes à l’assemblée que je
fréquentais chaque fois que c’était possible, je les visitais également. Je me
rendis compte cependant que ces gens représentaient un fardeau pour l’assemblée
et que parfois même, ces personnes n’avaient pas droit à l’attention et à
l’amour dont Jésus parle. Cela m’attristait beaucoup et je me disais : comment
une assemblée qui ne prend pas soin des démunis peut-elle servir Dieu ?
En même temps, je voyais des chrétiens animés d’un
grand zèle pour répandre l’Évangile, pour la prière. Je voyais ces hommes et
ces femmes de foi être freinés, être limités dans leur élan d’annoncer
l’Évangile dans leur milieu. Je sentais bien que cette assemblée n’avait pas de
direction précise concernant l’évangélisation et encore moins en regard du
suivi auprès des nouveaux chrétiens. Ces nouveaux chrétiens avaient une faible
foi et étaient souvent analphabètes. Je constatais une fois de plus que
l’assemblée n’était pas préparée pour ce ministère. Les autorités craignaient
de perdre le contrôle de l’assemblée et ne déléguaient aucune responsabilité.
Beaucoup de chrétiens s’ajoutaient à l’assemblée mais
du même coup, plusieurs en sortaient. Il y avait comme un malaise. On aurait
dit que l’assemblée était à bout de souffle. Elle ne pouvait suffire à la
tâche. Les pasteurs avaient beau visiter les chrétiens, exhorter, prêcher la
fidélité aux réunions, rien n’empêchait cette hémorragie. Je fis
personnellement part de mon inquiétude aux pasteurs de l’époque. Ceux-ci
apportèrent des explications qui ne me rassurèrent pas. Je trouvais qu’ils
prenaient cet exode avec légèreté sans chercher les causes profondes. Oui, il y
a des chrétiens faibles, des chrétiens nonchalants, des chrétiens non consacrés
! Cela a marqué toutes les époques. Mais pourquoi ces chrétiens quittaient-ils
l’assemblée ? Pourquoi n’avaient-ils pas trouvé ce qu’ils cherchaient ?
Le temps passa. Pourrais-je penser amener mes voisins,
mes frères et soeurs de chair dans une assemblée qui était elle-même malade ?
Une assemblée qui était géographiquement loin de mon village et qui avait peu à
donner aux nouveaux chrétiens ! Une assemblée sans vision, qui était comme un
enfant qui a grandi trop vite et qui était malhabile dans sa démarche, dans ses
mouvements.
Les villages en détresse, un espoir à l’horizon.
J’ai prié le Seigneur et je L’ai supplié de m’aider à
comprendre le sens de tout cela. C’est alors que le Seigneur me montra la
détresse des gens de mon village : mes voisins, ceux qui habitent les rangs,
les pauvres, les malades, les gens âgés et je compris qu’espérer les amener
tous à l’assemblée de Rimouski était une cause perdue ! Ces gens avaient droit
au salut de Jésus mais on avait mis une condition : il fallait aller à
l’assemblée régionale de Rimouski. Autrement, pas de salut possible... C’est
comme si on avait enfermé l’Évangile dans une boîte. Christ était inaccessible
à tous ces gens de mon village ainsi que ceux de nombreux villages voisins.
Au fond de moi-même, il y avait un grand combat. L’Église dans le sens d’assemblée de croyants était quelque
chose de bien réel dans
Je relus les Actes des Apôtres, puis les Épîtres. Tout
concordait : l’Église devait être locale. Je compris que mon Église
d’appartenance n’était pas à Rimouski ni ailleurs, mais à Saint-Donat.
Je compris alors que lorsque je vins au Seigneur, j’appartenais à l’Église de
mon village. Ma femme et moi étions des membres de l’Église de Saint-Donat, car nous habitions là. Jésus dit : « car là où
deux ou trois sont assemblés en mon Nom, Je suis au milieu d’eux. » (Matthieu
18, v 20). Donc, nous étions ma femme et moi l’Église de Saint-Donat.
Les écritures non comprises par les pasteurs des
assemblées régionales.
Nous étions donc, l’Église de notre village. Cela, les
pasteurs de l’assemblée de Rimouski ne l’avait pas compris.
Je ne leur en fait pas de reproche. Ils auraient dû
nous dire : « Vous êtes de l’Église de Saint-Donat,
vous appartenez à cette Église, vous êtes nos frères et nos soeurs mais vous
faites partie de l’Église de Saint-Donat. Maintenant,
restez chez-vous, vous devez travailler, témoigner autour de vous, faire en
sorte que cette Église grandisse ! » Hélas ! ils ne
l’ont pas dit. On avait retiré les frères et les soeurs (les lumières) du
village et on les avait « cachés » dans un même lieu avec les autres frères et
soeurs qu’on avait également sortis de leur village respectif.
Quelle erreur ! En voulant centraliser, réunir tous
les chrétiens sous un même toit, on a privé les villages de l’Évangile, on a
limité l’accès à Christ à des dizaines, des centaines, des milliers de
personnes. Bien plus, on a enfermé des chrétiens dans des dénominations
sectaires divisées les unes des autres et pire, on a étouffé le ministère du
Saint-Esprit.
Voilà pourquoi tant de chrétiens étaient bouleversés.
Ces gens qui venaient au Seigneur dans un état lamentable, se retrouvaient au
milieu d’une assemblée en pleine crise, une assemblée qui n’allait nulle part,
une assemblée qui était non conforme à l’Église scripturaire et qui avait fait
ses propres règles et qui en même temps, s’était mise des barrières. Voilà la
voie et l’erreur de toutes les dénominations évangéliques.
Retourner les chrétiens à
leur localité respective et par conséquent à leur Église respective, aurait été
la solution ultime et biblique à la propagation de l’Évangile.
Certains diront : « Oui mais il n’y avait pas d’église
chrétienne dans ces villages, comment ces chrétiens auraient-ils pu survivre? »
Non ! Comprenons nous bien ! Ces chrétiens étaient justement l’Église ! Ils
étaient l’Église. N’oublions pas : l’Église, ce sont les croyants. Dès que dans
un village, il y a des conversions à Christ, il y a une Église. C’est Dieu qui
l’atteste.Combien de frères et de soeurs se sont
découragés parce qu’ils ne parvenaient pas à comprendre ce que j’explique
aujourd’hui ! Ces frères et soeurs se sont retirés des assemblées régionales
parce que ce n’était tout simplement pas leur Église, ils n’appartenaient pas à
cette Église, ils ne s’y sentaient pas chez-eux, ils
étaient comme des invités qui tardent à partir et qui finalement quittent. Ces
frères et ces soeurs n’ont pu s’expliquer à eux-mêmes, ni comprendre ce que
j’exprime aujourd’hui. Ils sont maintenant errants ici et là dans les villages.
Après qu’ils eurent quitté ces assemblées dites régionales, on les a rejetés et
on a négligé de les traiter comme des membres de la grande famille de Dieu. Ce
qui manquait à ces gens abandonnés, c’était de croire qu’ils étaient des
enfants de Dieu au même titre que tous les autres, qu’ils avaient
*************************
Nous étions en 1989, c’est à cette époque et dans ce
contexte, que je racontai au pasteur de l’assemblée de Pentecôte de Rimouski,
ce qui brûlait dans mon coeur. Je partageai naïvement ce qui suit au cours
d’une soirée, chez un frère à Mont-Joli. À peu de choses
près, voici les grandes lignes :
· Dieu veut que nous soyons des lumières dans nos
villages;
· Comme chrétiens, nous avons la responsabilité
d’annoncer l’Évangile;
· Chaque chrétien se doit de marquer son époque, son
milieu par des attitudes, des comportements et des sentiments qui sont en
Jésus-Christ ;
· Chaque village doit avoir un lieu où se fait de
l’évangélisation pour les inconvertis ;
· Cette oeuvre auprès des inconvertis
sera constante, régulière et sans relâchement ;
· Cette oeuvre d’évangélisation sera fondée sur la foi
en Dieu et en Jésus-Christ qui a tout accompli ;
· Nous devons annoncer Christ, non une dénomination
(Actes 8 v 5) ;
· Dieu se chargera de convaincre les gens par son Saint-Esprit ;
· Les nouveaux convertis seront enseignés selon
l’Église scripturaire à savoir :
- Les nouveaux convertis n’ont pas à chercher une
église, ils sont eux-mêmes l’Église de leur localité ;
- Ils seront des lumières dans leur milieu et
annonceront l’Évangile dans leur famille, à leurs voisins ;
- Ils se réuniront dans une maison pour prier, louer
le Seigneur et apprendre l’ A-B-C de la vie
chrétienne ;
- Quand les chrétiens seront trop nombreux dans cette
maison, une nouvelle maison sera ouverte et ainsi de suite ;
- Toutes ces assemblées-maison,
à l’intérieur des limites de la municipalité, abriteront les chrétiens de la
localité, c’est-à-dire, l’Église locale ;
- Chaque assemblée-maison
veillera au bien-être de chaque chrétien ;
- Des anciens (surveillants) seront établis parmi les
groupes de chrétiens, ils seront des personnes fiables, responsables qui
veilleront au bien-être du troupeau,. Ils ne
domineront pas le troupeau mais seront des serviteurs de tous (Actes 20 v 28) ;
- Ces anciens ne seront pas un fardeau pour les chrétiens.
Leur mandat sera de donner, non de recevoir et cela à tous points de vue (Tite
1 v 6 à 9) ;
- Les réunions se feront dans la simplicité où chacun
(e) pourra partager, s’exprimer dans le respect et la confiance pour
l’édification du groupe (1 Thess. 5 v 11) ;
- Finalement, ces réunions seront avant tout sous la
conduite du Saint-Esprit sans structure préalablement
établie, sans routine (Col. 3 v 16, Ephé. 5 v19, 1
Cor.14 v26) .
Naïvement, je partageai donc au pasteur de l’assemblée
de Pentecôte les idées ci-dessus. Quand je lui partageai mon point de vue sur
l’Église locale, j’étais tremblant. Comment allait-il prendre cela?
Qu’allait-il penser de moi ? Malgré tout, je croyais sincèrement dans mon
coeur, que mes propos tellement évidents en soi, seraient acceptés et partagés
par le pasteur. À mon grand étonnement, je me trompais ! Après avoir terminé
mon exposé, il me reprit avec colère et railleries et me dit que je voulais
former ma propre Église, que je n’étais pas un pasteur, que je marchais tout
croche (à ce moment là, je vivais des difficultés sur le plan familial), et que
j’apportais de la division.
Cependant, tout ce que je venais de lui partager était
conforme à
Un constat bouleversant.
Le dimanche qui suivit, à l’assemblée de Rimouski,
après avoir été montrés du doigt et traités comme des gens dangereux, ma femme et moi, nous avons compris que le pasteur n’avait pas
« reçu » nos propos. Nous constations que nous ne pourrions jamais mettre de
l’avant ce que Dieu avait mis dans nos coeurs pour notre village, dans le cadre
d’une telle dénomination...
Certes, nous aurions pu demeurer à cette assemblée en
renonçant à cette vision de l’évangélisation, mais, constatant que nous n’y renoncerions
point, le pasteur convoqua les responsables et nous jeta dehors de cette
assemblée.
C’est dans un tumulte indescriptible et inqualifiable
que nous avons quitté cette assemblée. Nous avons compris dans les jours qui
suivirent, qu’il nous faudrait dorénavant prêcher Christ et seulement Christ.
Ce n’était pas facile à accepter, à comprendre. En fait, il n’y avait rien à
comprendre ! C’était la volonté de Dieu. Sans doute, nous mettait-Il à part...
Jamais nous n’aurions pensé en arriver là. Nous voulions être utiles à cette
assemblée. On nous avait prêché qu’il fallait prier pour recevoir de Dieu une
vision pour l’évangélisation. Quand elle vint, les autorités ne la reçurent
point. D’abord très attristés (ma femme et moi et nos enfants), Jésus nous
consola et nous montra que cette voie, celle de l’Église locale, était la
sienne et que chaque jour de notre vie Il serait à nos côtés.
Dieu console ses enfants.
Pendant toutes ces années où Dieu nous a conduits au
désert, le Seigneur nous apporta beaucoup de consolations. Nous avons pu
expérimenter la grâce du Seigneur qui n’abandonne pas ses enfants. Les
consolations, venant de Dieu furent pour ma femme et pour moi, de grandes
bénédictions.
Nous nous sentions aimés de
Dieu, enveloppés de sa grâce. Le Seigneur permit que nous rencontrions des
frères et des soeurs qui avaient vécu cette même solitude. Ils nous
encouragèrent à conserver notre vision pour l’évangélisation et à persévérer
dans cette voie. Nous remercions Dieu pour une soeur qu’Il plaça sur notre
chemin. Elle fut dévouée, compréhensive, nous soutenant en prières, nous
visitant. Ce soutien fraternel nous aida beaucoup pour ne pas sombrer dans le
désespoir. Que le Seigneur bénisse cette soeur abondamment avec toute sa
famille. Elle fut pour nous comme « Jonathan » auprès de David (1 Samuel 18) ;
sa loyauté ne fit jamais défaut, elle est toujours fidèle !
De plus, Dieu fit que des livres écrits par des hommes
de Dieu, des biographies d’hommes de Dieu se retrouvèrent entre nos mains. Des
livres où l’on voit des hommes marcher par la foi, s’accrocher aux promesses de
Dieu et expérimenter qu’Il est toujours vivant. Ces hommes de foi avaient reçu
à la lumière des Écritures, cette révélation concernant l’Église. Je réalisais
à la lecture de ces écrits, que Dieu m’avait aussi montré ces lumières. Une
révélation que mon épouse avait aussi reçue, ainsi que d’autres frères et
soeurs. Aujourd’hui, nous réalisons que c’est le Saint-Esprit
qui distribue à travers les âges et les lieux et cela, à quiconque cherche de
tout son coeur, une telle révélation. Tout chrétien peut recevoir cette
révélation, concernant l’Église locale, en abandonnant les barrières dénominationnelles et en ouvrant tout grand son coeur à la
simplicité de
l’Évangile qui est en Jésus-Christ.
Malheureusement, aujourd’hui, on ne retrouve plus (ou
difficilement) de tels livres dans les librairies chrétiennes et c’est dommage.
Pourtant, ce sont des trésors de la foi des siècles passés. Nous avons
tellement besoin de modèles de foi, d’exemples de persévérance...
Un retour à l’Église locale : la solution pour nos
villages.
Dans le Nouveau Testament, dans les Actes plus
précisément, l’Église est avant tout locale. Lorsqu’on parle de l’Église de Jérusalem
on parle de tous les croyants de Jérusalem. Étaient-ils rassemblés dans un même
lieu ? Pas du tout ! Ils se réunissaient ici et là dans des maisons. À ce
moment là, l’Église n’était pas une bâtisse mais un groupe de croyants.
Il ne fut jamais question d’église régionale ou de
chrétiens de Jérusalem assemblés sous un même toit. Lorsque « Saul de son côté
ravageait l’Eglise, » le mot église avait un grand « E » et représentait les
croyants de l’Église de Jérusalem. La suite du verset dit : qu’il ravageait «
pénétrant dans les maisons ». Comme on peut le voir, Saul s’attaquait aux
chrétiens non pas d’une bâtisse, mais d’une Église, celle de Jérusalem formée
de croyants qui eux se réunissaient dans les maisons. Le mot église au sens de
bâtisse n’apparaît pas dans le Nouveau Testament. Ce concept est apparu au
3ième siècle après Jésus-Christ.
Ainsi, moi Gérald Caron et mon épouse Nicole Proulx, nous sommes pour ainsi dire l’Église de Saint-Donat. Nous formons cette Église selon
Par exemple : Si j’ai un frère ou une soeur qui
m’écrit et qui me demande en terminant sa lettre de saluer l’Église de Saint-Donat, qui devrais-je saluer ? Si je ne suis pas
sectaire, je devrai saluer tous les chrétiens sauvés par grâce peu importe la
dénomination qu’ils fréquentent (Baptiste, Pentecôtiste,
Frères en Christ etc...) et cela peu importe si leur
assemblée est à l’extérieur des limites de Saint-Donat.
Je devrais saluer ces frères et soeurs car ils demeurent à Saint-Donat
et qu’ils font partie d’abord de l’Église de Saint-Donat.
Rappelons que l’Église de Saint-Donat, est constituée
des croyants de Saint-Donat, sauvés par grâce. En
Christ nous nous devons de les considérer comme tels. Que ces frères et soeurs
ignorent cet état de choses, cela ne change rien au fait qu’ils appartiennent à
l’Église de Saint-Donat et que leur premier souci
devrait être de favoriser la communion fraternelle dans leur propre localité.
Ainsi, dans le contexte des dénominations et des
églises régionales, on comprendra que si on me demandait de saluer les frères
et soeurs de Saint-Donat ou l’Église qui est à Saint-Donat, je me sentirais quelque peu mal à l’aise. D’abord,
je ne les connais pas tous intimement, deuxièmement, il faudrait que je leur
explique tout ce que j’écris en ce moment, troisièmement certains pourraient
même penser que je veux diviser leur assemblée. Comprenons donc que toute la
confusion et l’esprit sectaire qui existent aujourd’hui dans le milieu
chrétien, ne rendent pas facile la communion fraternelle,
le témoignage chrétien et l’accomplissement de ces paroles de Jésus : « À ceci
tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns
pour les autres » (Jean 13, v. 35).
L’Église locale apparaît
comme la seule et véritable solution à l’évangélisation de nos villages. C’est
la voie biblique citée en exemple par Dieu Lui-Même. Bibliquement, les
chrétiens des villages ont une grande responsabilité. Ils se doivent, en plus
d’avoir un témoignage exemplaire pour Christ, d’annoncer
Caractéristiques de l’Église locale.
Voici quelques caractéristiques concernant l’Église
locale que tout chrétien devrait connaître :
- * Jésus est le chef de l’Église qui est son Corps.
Nous les chrétiens, nous formons le Corps de l’Église. Nous ne pouvons, sur la
terre, tous nous assembler dans un même lieu. Dans le Nouveau Testament, nous
ne trouvons qu’une manière et une seule de diviser l’Église en églises, et
cette manière établie par Dieu a pour base la différence de lieu (de localité);
- * Qu’est-ce qu’une Église selon de Nouveau Testament
? Ce n’est ni un bâtiment, ni une salle d’évangélisation, ni un centre de
prédication, ni une mission, ni une oeuvre, ni une organisation, ni un système,
ni une dénomination, ni une secte. C’est le rassemblement pour l’adoration et
la prière, la communion et l’édification mutuelle de l’ensemble du peuple de
Dieu à un endroit donné. Ce rassemblement s’effectue du fait qu’il s’agit de
chrétiens du même endroit;
- * Tous les chrétiens qui vivent dans un même lieu
que nous, appartiennent à la même Église que nous et nous n’oserions en exclure
aucun;
- * Nous devons reconnaître comme frères et soeurs et
comme membres de l’Église locale tout enfant de Dieu qui vit dans notre
localité;
- * À localité unique, Église unique;
- * Il n’y a dans l’Écriture pas d’autres églises que
les églises locales;
- Bref, si nous croyons que l’Église est locale et que
c’est le rassemblement des croyants d’un même lieu, il convient de nous
demander comment cette Église peut-elle naître ? Comme je le disais plus tôt,
dès que dans un village X, une localité X, il y a conversion à Christ, nous
avons là l’embryon d’une Église.
Jésus a dit : « Car là ou deux ou trois sont assemblés
en mon nom, Je suis au milieu d’eux. » (Matth. 18 v.
20).
Notons ici le mot « assemblés » qui veut dire réunis,
être en communion; notons aussi la présence de Jésus : présence tout aussi
importante et entière que s’il y avait 50 ou 100 chrétiens assemblés.
Il y a donc dans ce village X, une Église qu’on
appelle l’Église de (nom du village). Pourquoi est-ce une Église ? C’est parce
que ce sont des chrétiens qui la forment. Quand l’Apôtre Paul dit dans Romains 16 ,vs 3 à 5 : « Saluez Prisca et Aquilas,
nos compagnons d’oeuvre en Jésus-Christ..Saluez aussi
l’Église qui est dans leur maison », Paul dit en réalité de saluer les
chrétiens qui se réunissaient dans cette maison. Donc, ce sont les chrétiens
qui sont l’Église.
Comment en arriver à cela ?
Rares sont les villages où il n’y a pas de chrétiens.
Par conséquent, il y a un embryon d’Église dans chaque village. Rappelons que
les chrétiens sont l’Église. Le problème ce n’est pas de former cette Église,
elle existe déjà. Le problème, c’est d’amener cette Église à se réunir.
Plusieurs chrétiens ne voudront pas. La raison principale est qu’ils vont déjà
dans une autre assemblée ailleurs. Par amour, leur parler de l’Église locale,
c’est très bien ! Cependant, insister pourrait les rendre mal à l’aise et leur
laisser croire que nous apportons la division. Allons-nous, nous attarder à les
convaincre ? Pas du tout ! Nous croyons qu’on n’a pas à le faire. Notre mission
est d’aller vers les inconvertis et eux, nous devons
les enseigner selon l’Église scripturaire. Ces nouveaux chrétiens apprendront
très vite qu’ils sont l’Église de leur village et que c’est là qu’ils doivent
se réunir et que c’est là, dans ce village particulièrement, qu’ils doivent
amener l’Évangile.
C’est en agissant ainsi, que nous renverserons la
vapeur... Dans dix ou vingt ans, si nous sommes fidèles, persévérants et nous
devons l’être, le paysage des églises chrétiennes du Québec aura changé, chaque
village aura son Église et elle sera active. Avant, on sortait les chrétiens
des villages pour les amener à gonfler l’assemblée des églises régionales;
aujourd’hui, c’est dans leur village que ces chrétiens seront des lumières pour
les gens autour d’eux. C’est là le vrai témoignage.
On comprend pourquoi, du temps de l’Apôtre Paul,
l’Évangile s’était répandue avec une vitesse
incroyable, compte tenu des moyens de communication dont Paul disposait à
l’époque. L’évangélisation se faisait de bouche à oreille, village après
village. Les chrétiens comprenaient leur rôle. Ils étaient des adultes
responsables et conservaient précieusement comme un trésor ce qu’ils avaient
reçu des enseignements apostoliques. Ils savaient que la prière, la foi en
Celui qui fait l’oeuvre (le Saint-Esprit), le
témoignage chrétien, le rachat du temps, et l’unité dans le Corps de Christ
étaient des acquis essentiels à la propagation de l’Évangile.
Ce trésor a été perdu pendant des années, des siècles.
Il appartient aux chrétiens de se l’approprier et de le transmettre aux jeunes
convertis pour l’amour de Jésus.
La dispersion des chrétiens : dans le plan de Dieu.
Des dénominations puissantes qui croyaient que la
seule force de l’homme, l’apparence évangélique et l’attrait des bâtiments
somptueux pourraient maintenir debout ces églises, se sont trompées.
Aujourd’hui, ces églises se vident de leurs membres parce qu’elles ont renié ce
qui en fait la force à savoir : la simplicité de l’Évangile qui est en Christ.
Ces dénominations n’ont que l’apparence de la piété. À ces églises, Jésus demande
de revenir à leur premier amour, et cela, avant qu’il ne soit trop tard.
Dans les Actes des Apôtres chapitre 8 verset 1, nous lisons « qu’il y eut ce jour là, une grande
persécution contre l’Église de Jérusalem et tous excepté les Apôtres, se dispersèrent...
» Dieu a permis cette persécution contre l’Église de Jérusalem afin que les
chrétiens se dispersent et amènent le message de l’Évangile à d’autres
personnes en d’autres lieux. Autrement, ces chrétiens se seraient endormis dans
leur confort comme c’est le cas aujourd’hui. On peut lire, toujours dans Actes
8 verset 4 cette fois, cette confirmation : « ceux qui avaient été dispersés,
allaient de lieu en lieu, annonçant
Aujourd’hui, les églises régionales n’accomplissent
pas le plan de Dieu. Retirer les frères et soeurs des villages, pour grossir
les rangs d’une église régionale n’a pas de fondement scripturaire. Les
conséquences pour beaucoup de chrétiens sont catastrophiques et
l’évangélisation avance à pas de tortue. Cette forme de dispersion que
connaissent les églises dénominationnelles est
permise par Dieu.
Nous croyons que Dieu est en train de former une
armée, de ses enfants dans la dispersion. Dieu se cherche des hommes et des
femmes qui diront comme Paul : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Et le
Seigneur lui dit : Lève-toi, entre dans la ville et on te dira ce que tu dois
faire. » (Actes 9 verset 6). Nous ne pouvons attendre les bras croisés que
d’autres fassent à notre place. Voici, le temps est venu. Il nous faut
retourner à
Serons-nous prêts à retourner dans nos villages pour
Christ ? À y apporter notre coeur et notre âme pour Le servir, apportant le
Salut dans la simplicité de l’Évangile à tous ces gens, qui autour de nous,
attendent la délivrance promise par Dieu à ceux qui Le cherchent ?
À tous les enfants de Dieu dans la dispersion,
l’abandon et à tous ceux qui n’ont pas trouvé leur Église d’appartenance, Dieu
dit, oeuvrez chez-vous, où un peuple nombreux attend la délivrance.
Un
nouveau chapitre des Actes.
Ayant compris notre responsabilité face à l’Évangile, il
convient de passer aux actes. Peut-être, est-ce pour cela qu’on a appelé ce
premier livre de l’histoire de l’Église : les Actes des Apôtres ! Actes,
c’est-à-dire actions, activités des Apôtres. Ce livre nous enseigne que les
apôtres, les évangélistes, les hommes et les femmes de Dieu ne sont pas restés
inactifs. Ils ont agi, ils ont oeuvré. Il appartient à chaque chrétien, chaque
chrétienne d’écrire un nouveau chapitre des « Actes », continuant ainsi
l’oeuvre amorcée par les Apôtres.
Cela se fera dans l’action, par la prière, par la foi
et l’assistance du Saint-Esprit. Ce chemin ne sera pas facile. L’ennemi fera
tout pour nous empêcher d’agir. Il mettra des doutes dans notre coeur, notre
esprit. Il essaiera de nous décourager parfois même, par des frères et des
soeurs. L’opposition ne viendra pas des inconvertis
mais d’une ou quelques personnes qui se disent enfants de Dieu. Cependant,
Jésus a vaincu à la croix et sa Parole dit : « qu’après que vous aurez souffert
un peu de temps, (Dieu) vous perfectionnera, Lui-Même,
vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. » (1 Pierre 5 verset 10).
Notre mission.
Que Jésus veuille sauver nos villages, il n’y a pas de
doute.
Ainsi, les Québécois, ont été et sont encore pour la
majeure partie, un peuple dans l’ignorance par rapport au Salut gratuit
accompli par Jésus. En ce sens, la religion catholique a manqué a ses
responsabilités en cachant la vérité et en mettant l’accent sur le salut par
les oeuvres. Mais nous qui sommes chrétiens, nous qui avons une Bible, nous qui
jouissons d’une grande liberté, nous avons aussi une grande responsabilité :
amener les gens, autour de nous, à la connaissance personnelle de Jésus en leur
présentant
La consécration à Dieu nécessaire.
Je crois que Dieu suscitera dans chaque village,
chaque ville, des chrétiens, des chrétiennes qui donneront le reste de leur vie
à l’avancement de l’Évangile. Des personnes qui porteront à bout de bras leur
village pour le présenter à Dieu. Des frères et soeurs qui présenteront à Dieu
chaque personne de leur village. Des chrétiens qui prieront, jeûneront,
suppliant Dieu de sauver ces gens. Des chrétiens qui garderont ce fardeau dans
leur coeur à chaque moment du jour et de la nuit. Des gens luttant dans la
prière, disant comme Jacob lorsqu’il luttait avec Dieu : « Je ne Te laisserai
point aller que Tu ne m’aies béni » (Genèse 32 v. 26).
Dans cette lutte, Jacob avait vu Dieu face à face.
C’est seulement par notre consécration totale à Dieu que Dieu pourra agir à
travers nous. Nous serons des témoins fidèles si nous nous attachons à Christ
laissant de côté tout ce qui pourrait nous distraire de notre vocation.
Notre lutte, notre combat est le combat de Dieu. Si
nous lisons
Croire en Jésus.
Il n’y a pas de recette pour faire l’évangélisation de
nos villages. Dieu n’est pas un Dieu de recette ni de solution toute faite.
Lorsqu’on lit les Écritures, on constate que la connaissance de Christ, au
coeur des inconvertis, se fait selon un plan que Dieu
seul tient en réserve. À quelqu’un qui, un jour, demandait à Jésus : « que
devons-nous faire, pour faire les oeuvres de Dieu ? Jésus leur répondit:
L’oeuvre de Dieu c’est que vous croyiez en Celui qu’Il a envoyé ». (Jean 6 vs
28-29)
Ainsi, des gens demandaient à Jésus ce qu’ils devaient
faire pour plaire à Dieu; Jésus leur répond qu’ils doivent croire en Lui. Un
peu spécial, n’est-ce-pas !
Encore une fois, dans l’évangélisation de nos villages
il n’y a pas de recette miracle. La seule façon donnée par Dieu est de croire en
Jésus, croire que Dieu a tout accompli. Cependant, nous devons Le laisser agir
en nous, Lui donner toute la place qui Lui revient. Nous devons être imprégnés
de la présence de Christ dans chaque recoin de notre vie et de notre existence.
Ce n’est pas humain me direz-vous, mais c’est le chemin biblique pour
l’évangélisation et c’est Dieu qui fait cette oeuvre en nous. Ce n’est pas une
armée de chrétiens divisés, charnels, ignorant les frères et soeurs du même
village qui vont faire avancer la cause de l’Évangile.
« Tant qu’il y aura parmi vous des rivalités, des
dissensions et des querelles, n’est-ce pas la preuve que vous vous comportez
comme tout le monde, comme des hommes irrégénérés ? »
(1 Cor. 3 v. 3 -version :
Comme dans les Écritures, Dieu se cherche quelqu’un
qui fera sa volonté. Dieu travaillera d’abord dans cette personne en façonnant
Christ en elle et après, Dieu travaillera au travers cette personne. Ne
cherchons pas des moyens artificiels ou humains pour attirer des gens à Christ.
Rappelons que l’oeuvre de Dieu, c’est que nous connaissions Jésus, le connaître
parce qu’ayant une communion personnelle avec Lui.
Souvenons-nous de Marthe et Marie dans Luc 10 vs 38 à
42. Nous avons là des modèles que Jésus nous donne en regard des oeuvres que
Dieu attend de nous. Marie était « assise aux pieds du Seigneur et écoutait sa
Parole » v 39. Marthe, occupée à toutes sortes de travaux se démenait beaucoup;
Jésus dit qu’elle « s’agitait pour beaucoup de choses » v 41. Marthe disait à
Jésus : « Seigneur cela ne te fait-il rien que ma soeur me laisse seule pour
servir ? » (on aurait proba-blement,
comme chrétien, choisit de faire ce que faisait Marthe c’est-à-dire : servir
Jésus en faisant beaucoup de travaux.) Jésus cependant, répond à Marthe: « Une
seule chose est nécessaire, Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point
ôtée ».
Voilà l’oeuvre que Dieu veut que l’on fasse : croire
en Jésus-Christ son Fils, être à l’écoute de sa Parole comme Marie. Marie était
un vase entre les mains du Seigneur. Nous aussi, nous devons devenir des vases
utiles et donner l’occasion au Seigneur de travailler en nous. Laissons Dieu
agir d’abord en nous et après, laissons-Le agir au travers de nous par le
Saint-Esprit.
À la grâce de Dieu.
Les années 1990 furent des années où le Seigneur me
confirma à travers sa Parole, la direction qu’Il avait mise dans mon coeur. Il
n’y avait plus de doute. L’évangélisation est le devoir de chaque chrétien,
chrétienne et ceux-ci appartiennent à l’Église locale de chaque village.
Au-delà de cette révélation, je devais chaque jour, chercher comment y
parvenir. Il y eut beaucoup de découra-gement. J’ai
bien essayé, à quelques occasions au début des années 1990, de m’intégrer à des
assemblées chrétiennes existantes et de partager tant bien que mal, à quelques
frères et soeurs, ce que j’avais dans mon coeur. Cependant, mes propos ne
trouvèrent point d’écho.
Je découvris à la lumière de
C’est Dieu qui fera l’oeuvre. Ayant reçu ces lumières,
ces révélations concernant l’évangélisation des villages et de l’Église locale,
en prière, ayant reçu la confirmation au travers des Écritures, nous nous
devions, ma femme et moi, de mettre les mains à la charrue sans regarder
derrière ni attendre l’approbation de qui que ce soit.
Nous remercions Dieu, ma femme et moi, de nous avoir
gardés du monde pendant toutes ces années. Dieu nous avait réconciliés, nous
donnant une même unité de pensée à l’égard de l’évangélisation. C’était un
miracle du Seigneur. Jour après jour, pendant des années, le Seigneur avait
façonné nos coeurs dans une même pensée, un même zèle pour l’Évangile. Bien
sûr, nous nous sentions comme des vermisseaux face à la tâche et à la grandeur
du dessein de Dieu pour nos villages. Nous savions cependant que notre
faiblesse était notre force, afin que la puissance de Dieu se manifeste. Encore
aujourd’hui, il nous faut se le rappeler chaque jour. Dans cette faiblesse,
Jésus nous rappelle son soutien : « Ma grâce te suffit » (2 Cor. 11 v 9).
Marcher par la foi.
Parfois, comme chrétiens, nous avons cette habitude de
consulter à droite et à gauche, cherchant une approbation, un signe quelconque.
Je crois que c’est très bien d’être à l’écoute des frères et soeurs. Je crois
aussi que Dieu peut nous amener à discerner chez un frère ou une soeur, une
certaine autorité spirituelle. Il faut aussi savoir la reconnaître, sinon
l’examiner. Trop souvent hélas, comme chrétiens, nous avons peur de marcher,
nous cherchons un certain appui. Cela nous vient sans doute de notre passé
religieux qui nous a toujours incité à dépendre de quelqu’un, à attendre
quelqu’un, quelque chose, à diriger notre foi dans les hommes plutôt qu’en Dieu.
Quand un jour l’Apôtre Paul fut touché par Dieu, il
abandonna son passé religieux.
« Vous me trouverez si vous me cherchez de tout votre
coeur » (Jérémie 29 v. 13)
Commencer et soutenir une oeuvre d’évangélisation dans
notre village, est une entreprise noble et combien engageante. Nous devons
faire confiance à Dieu et à Dieu seul. C’est Jésus qui a dit : « Je bâtirai mon
Église » (Matth. 16 v.18). Nous devons marcher ayant
cette foi en l’oeuvre accomplie par Jésus-Christ. Jésus, le Rocher, voilà la
fondation de toute oeuvre d’évangélisation.
Je sais qu’il nous faudra ébranler les colonnes de la
« religiosité » chez les habitants de notre village. Je sais que nous devons
mettre en lumière l’état spirituel de chaque habitant de notre village en le
confrontant, à
Évangélisation : notre champ d’action.
« Allez par tout le monde, et prêchez la bonne
nouvelle à toute la création » (Marc 16 v. 15)« La
bonne nouvelle est annoncée aux pauvres » (Luc 7 v. 22).
Il existe une croyance chez beaucoup de chrétiens
disant que l’évangélisation doit se faire presque uniquement dans des pays
étrangers. Pourtant, lorsque l’on regarde autour de nous, nous voyons toute une
population qui ne connaît pas le Seigneur. Aller parler de Jésus à des peuples
lointains, c’est très bien ! Cependant, laisser la population de nos villages,
de nos villes dans l’ignorance est un grave manquement de la part des
chrétiens. Réalisons que le Québec vient en tête de liste des pays peu
évangélisés.
Beaucoup de chrétiens, dans le but d’éviter la croix et
de se donner une conscience libérée, répètent que « nul n’est prophète dans son
pays ». Je crois qu’il ne faut pas se justifier de ne pas oeuvrer en adoptant
une telle attitude. Si nous le faisons, nous condamnons nos familles, nos
voisins, nos amis à ne jamais connaître Jésus. Nous devons ouvrir notre bouche,
nous devons parler de ce Jésus que nous connaissons, nous devons proclamer avec
foi et assurance l’Évangile autour de nous. Notre champ, c’est d’abord bien sûr
notre maison, notre famille mais c’est aussi nos voisins, notre rue, notre
village, notre ville.
Ne limitons pas le Seigneur par un manque de foi.
Jésus n’a t-Il pas dit qu’Il serait avec nous tous les jours jusqu’à la fin du
monde ? (Matthieu 28 v. 20). Marchons donc dans ses traces. Allons vers ceux
qui sont perdus, ceux qui attendent en silence la délivrance. Jésus nous dit
d’aller vers les nôtres, de leur raconter tout ce que le Seigneur nous a fait
et comment Il a eu pitié de nous. (Marc 5 v. 19) Comme Jésus, soyons « émus de
compassion devant cette foule qui n’a rien à manger » (Marc 8 v. 2).
Donnons-leur la nourriture spirituelle qui est
Proclamer l’Évangile, c’est un privilège que Dieu nous
donne. Si nous le faisons avec foi et amour, en nous appuyant sur l’oeuvre
accomplie de Jésus, nous ne travaillerons pas en vain. Ce privilège, celui de
gagner des âmes à Christ, est l’oeuvre de toute une vie. Jour après jour, nous
devons intercéder au trône de notre Père, Le suppliant de révéler Jésus à ceux
qui nous entourent.
Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le
monde entier. (Matthieu 24 v. 14)
À l’automne 2001, soit après plus de 10 ans au désert,
nous avons (ma femme et moi) amorcé une oeuvre d’évangélisation dans notre
village. Ce désir brûlait dans nos coeurs depuis des années. Le Seigneur nous
avait montré, en prière qu’Il voulait sauver notre village. À ce sujet, nos
convictions grandissaient de jour en jour. Seul le manque de foi dans les
promesses de Dieu pouvait faire obstacle à ce projet. Nous voulions aller de
l’avant et cela au plus tôt.
Combien de personnes dans les dix dernières années
(dans notre village), c’est-à-dire des parents, des amis(es),
des êtres chers, des connaissances la plupart âgées sont mortes, sans
espérance. La seule espérance que ces personnes avaient, c’est qu’elles
passeraient en jugement devant Dieu et cela sur le seul principe de leurs
mérites. Triste espérance, lorsqu’on considère que nulle personne ne sera
justifiée par les oeuvres (Galates 2 v. 16).
Combien de personnes étaient mortes sans connaître
leur Sauveur. Nous pouvions essayer d’ignorer ces tragédies spirituelles,
essayer de fermer les yeux sur ces gens qui mourraient sans connaître Christ,
nous n’en étions pas capables. Souvent, lorsque nous étions informés qu’une
personne de notre village était malade ou mourante, nous nous empressions
d’aller la visiter et si possible, lui parler de Jésus. Cette terre dans
laquelle tombait la semence de
L’odeur de Jésus-Christ, une odeur de vie ne s’était
pas rendue jusqu’à eux par le témoignage chrétien. Ces gens avaient espéré
pendant des années des paroles de vie, mais personne ne les avait prononcées.
Peut-être dira-t-on : « Oui mais Dieu parle au coeur ! » Bien sûr et je crois
que beaucoup de gens seront sauvés, dans les temps d’ignorance, par la seule
révélation divine, au coeur de celui qui cherche. Mais Dieu dit aussi : «
Comment croiront-ils en Celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Comment en
entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ? » (Romains 10 v. 14).
Qui ira prêcher à ces gens ? Qui viendra ? Nous
chrétiens, nous devons comme Paul dire : « Seigneur que veux-tu que je fasse ?
» (Actes 9 v. 6) nous devons être des volontaires, des chrétiens responsables,
qui marchent dans les traces de ces héros, dont nous pouvons voir l’engagement
dans l’épître aux Hébreux, chapitre 11. Ainsi, prêcher, c’est avant tout
annoncer l'Evangile aux inconvertis.
Prêcher, c’est aussi transmettre à autrui, ce que Dieu
nous a enseigné dans notre propre existence. Devons-nous attendre le
missionnaire d’outre-mer ? Non ! Nous devons parler de Jésus, L’annoncer. Nous
devons remuer cette terre d’incrédulité et d’ignorance que compose le coeur de
tout homme. Nous devons labourer, arroser cette terre et semer la bonne Parole
de Dieu. Où est le peuple de Dieu ? Il est là où tu demeures, là où je demeure.
Quelque part dans ces villages, ces villes, le peuple de Dieu est là.
Dieu dit dans Osée 4 v. 6 : « Mon peuple est détruit
parce qu’il lui manque la connaissance. » Nous ne pouvons ignorer la
responsabilité que nous avons comme chrétiens, de proclamer
Quelle tristesse de voir ces gens mourir sans
connaître Jésus ! Quelle tristesse d’entendre les cloches (les glas) annoncer
la mort de quelqu’un, le passage dans l’au-delà d’une âme perdue sans Christ !
Ces cloches auraient dû annoncer la joie, la délivrance par la résurrection de
Jésus-Christ. Pour ces personnes, il n’y avait plus d’espérance, c’était
terminé. Le jour du salut était passé et n’avait pas été saisi. Mais pour les
personnes qui restent, il y a encore de l’espoir. Comme chrétiens, nous devons
nous soucier de ces gens, leur annoncer
Ces paroles de Jésus nous revenaient : « Ce qui vous
est dit à l’oreille, prêchez le sur les toits. » (Matthieu 10 v. 27). Combien
Jésus veut que nous ouvrions notre bouche. Nous ne devions plus attendre. Il
fallait se lancer dans l’oeuvre, jeter le filet, devenir des pêcheurs d’hommes.
Tous ces gens étaient endormis à cause de la religion, à cause de la répétition
des rituels religieux. Saisissant avec foi l’oeuvre accomplie par Christ, nous
avons mis les mains à la charrue, avec l’assurance que les forteresses
religieuses ont été renversées à la croix.
Le
comment de cette oeuvre
Dans les Actes des Apôtres, (Actes 2 v. 14), Pierre
avec les onze Apôtres se présenta devant le peuple. Pierre annonça
Et Pierre leur répondit : « Repentez-vous, et que
chacun soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et
vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos
enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le
Seigneur notre Dieu les appellera. » (Actes 2 vs.
38-39).
Aujourd’hui en 2002, cette promesse de Dieu tient
toujours. Dieu appelle toujours les hommes et les femmes à la repentance. Rien
n’est plus vrai. Aucune conversion n’est possible sans la repentance. Prêcher
le Christ, prêcher la repentance est nécessaire pour que l’homme soit libéré de
la condamnation qui pèse sur lui.
Sachant cela, nous devons annoncer l’Évangile, nous
devons prêcher Christ sans détour, sans diluer le message, sans compromis.
Jésus a dit : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira »
(Jean 8 v. 32). Nous devions aller auprès des gens de notre village, annoncer
Un lieu de rencontre.
Nous étions en septembre 2001. Dans un premier temps,
il nous fallait un local, un lieu public où nous pourrions rencontrer les gens.
Dans un premier temps, j’ai rencontré le conseil municipal et j’ai exposé
clairement mes intentions. Je ne cachai pas la vérité, à savoir que nous
voulions, en ces temps difficiles, apporter aux gens de notre communauté, un
soutien dans les différentes épreuves rencontrées. J’ajoutai dans cette lettre,
que Jésus était la solution ultime pour trouver la paix. Comme lieu de
rencontre, je leur expliquai que nous souhaitions avoir la salle du Vieux-Collège. Ce fut une merveilleuse occasion de
témoigner les membres du conseil municipal, de nos intentions et surtout de
présenter Jésus comme Celui qui est notre Seigneur.
Les autorités municipales me posèrent quelques
questions, firent quelques mises en garde contre ce qu’ils appellent «
l’embrigadement » mais n’offrirent aucune opposition. Ils nous accordèrent une
grande salle dans cet ancien collège, pour tous les mercredis soirs. Comme prix
du loyer, ils nous demandèrent 20.00 $/mois. C’était merveilleux, nous avions
un local pour prier, évangéliser et c’est Dieu qui avait pourvu à ce local.
Convocation des chrétiens de Saint-Donat.
Dans un deuxième temps, ayant obtenu l’autorisation du
conseil municipal, concernant la location du local, il fallait rencontrer tous
les chrétiens du village. Le but : partager nos intentions concernant
l’évangélisation. Dans une lettre (en annexe à la fin du document), j’ai
expliqué à ces chrétiens ce que nous voulions faire ma femme et moi. Nous
avions besoin de partager ce que nous avions dans notre coeur, de réclamer
leurs prières, leur soutien. En quelques mots je leur partageai que nous étions
frères et soeurs, que nous appartenions à la même communauté chrétienne, soit
celle de Saint-Donat. J’essayai en des mots simples,
de leur faire comprendre que le manque de consécration et l’absence de
communion fraternelle entre chrétiens d’un même village, étaient les principaux
obstacles à l’avancement de l’Évangile. Jésus n’a-t-il pas dit : « À ceci tous
connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les
autres » (Jean 13 v. 35).
Dans cette lettre, j’ai réclamé leurs prières à l’aube
de cette oeuvre et leur ai demandé de venir nous rencontrer, à l’heure et au
lieu indiqués. Ma femme et moi, nous avons prié pour que cette réunion se fasse
dans l’unité du Saint-Esprit. Nous souhaitions ardemment leur présence. Nous
désirions raconter de vive voix, ce que Dieu avait mis dans nos coeurs et cela,
même si la lettre expliquait bien nos orientations. Nous ne pouvions ignorer
nos frères et nos soeurs dans l’accomplissement de cette oeuvre.
Nous souhaitions les voir à cette rencontre et nous
chassions tout doutes ayant trait à leur absence. Malheureusement, personne ne
se présenta. Nous trouvions des explications, des raisons à ces absences :
mauvais soir, pas libres, absents, malades etc...
Mais au fond de nous-mêmes, il fallait se rendre à l’évidence : le message
concernant notre volonté d’évangéliser notre village et de les associer à cette
oeuvre, n’a pas passé. Le soir de la réunion, personne ne téléphona pour nous
prévenir de son absence, non plus d’ailleurs dans les jours et les mois qui
suivirent.
Auparavant, j’avais écrit une lettre aux membres du
conseil municipal pour avoir une rencontre avec eux. Ces gens là, avec une
grande ouverture d’esprit, m’avaient accueilli, m’avaient écouté, m’avaient répondu.
Ces gens avaient pris du temps pour moi. D’autre part, malgré mon insistance à
vouloir rencontrer les chrétiens du village, rien, pas un signe de vie de ces
derniers. Quelle tristesse! Ce constat me fit penser que la religion avait
aussi atteint les milieux dits « évangéliques ». Les chrétiens issus de ces
assemblées se méfient de tout chrétien qui ne fréquentent pas leurs églises.
C’est comme si, à l’extérieur des limites du bâtiment, le corps de Christ était
inexistant.
Un climat de méfiance chez les chrétiens.
Les prédicateurs, dans les églises évangéliques
traditionnelles, ont tellement mis en garde leurs fidèles, contre toutes
personnes qui ne fréquentent pas leur propre assemblée, allant même parfois
jusqu’à les décrire comme des loups, qu’ils ont créé un climat de méfiance
propre au sectarisme. Pourtant, si ces assemblées avaient considéré ces
chrétiens souvent rejetés, dispersés ici et là, comme des frères et soeurs et
si ces assemblées avaient pensé un court instant, que Dieu utilise Ses enfants
selon ses desseins, cette méfiance injustifiée n’aurait pas existé.
Peut-on penser que l’Esprit du Seigneur ne se meut que
dans des endroits déterminés par les hommes ? Peut-on penser limiter ainsi Dieu
? Peut-on penser être approuvé de Dieu, lorsque nous manquons d’amour envers
ceux et celles pour qui le Seigneur Jésus est aussi mort sur la croix ? À la
lumière de
Si nous poussons notre réflexion plus loin, nous
pouvons comprendre pourquoi l’Évangélisation fait de si maigres progrès au
Québec. Chaque dénomination tire la couverture de son côté, se méfiant de
l’assemblée voisine et du chrétien zélé pour l’Évangile.
C’est donc dans ce contexte de méfiance, que
s’inscrivait notre démarche de rencontrer les chrétiens de notre village, pour
les sensibiliser à notre projet d’évangélisation. Aucun de ces 15 chrétiens
convoqués n’avaient donné signe de vie. En fait, une seule personne avait
téléphoné mais c’était pour dire, que cette oeuvre que nous amorcions n’était
pas de Dieu. Pourtant, Dieu n’est pas divisé contre Lui-Même
!
Remercier Dieu en toutes choses.
Sans se décourager, ce soir là (seuls au lieu de
rencontre) ma femme et moi avons prié, remercié le Seigneur car, Il contrôle
toute cette situation. Nous avons remis tous nos fardeaux entre Ses Mains
toutes puissantes. Jésus a mis la paix dans nos coeurs. Nous avons compris par
la suite que cet échec apparent était Sa Volonté et qu’espérer l’aide des
chrétiens ayant déjà leur assemblée était illusoire. Nous aurions aimé partager
avec nos frères et soeurs, cette espérance dans nos coeurs pour notre village.
Dieu ne voulu pas qu’il en fut ainsi. Où ce n’était tout simplement pas le
temps. Où ce n’était pas de cette manière. Qu’importe, Dieu savait ce qu’Il
faisait.
Nous avons compris que pour cette oeuvre, nous devions
compter avant tout sur la seule puissance de Dieu et sur les quelques frères et
soeurs, que le Seigneur voudrait bien placer sur notre chemin. Puisse Dieu
susciter dans chaque village, chaque ville, des frères et des soeurs qui
accepteront de porter la bannière de Jésus et de proclamer tout haut Sa Parole
sans se relâcher.
Le pourquoi d’un local.
Ainsi, nous avions un local. C’est là principalement,
que se dérouleraient nos activités d’évangélisation. Ce lieu servirait à la
prière, à la louange au Seigneur et à l’accueil des gens que Dieu nous
enverrait. Comment le Seigneur enverrait-il ces gens ? Cela était Son rôle, Son
travail et Sa promesse. À nous, Dieu demandait d’annoncer tout haut Sa Parole,
de prier et de croire en Lui. Il nous demandait d’être obéissants et de
toujours se reposer sur l’oeuvre accomplie à la croix.
Il est certain que notre maison aurait pu servir de
lieu pour accueillir les gens. Cependant, notre maison n’était pas un lieu
public où les personnes, désireuses d’entendre
Jésus nous demande d’aimer tous les gens de notre
village, du même amour dont Il nous a aimés. Le Seigneur Jésus nous a donné sa
vie. Pour ces gens, nous devons aussi donner notre vie, notre temps et espérer
toucher le coeur de Dieu par la prière d’intercession. Nous devons croire que
Dieu éclairera le coeur des gens de notre village.
IL est très important que cette oeuvre
d’évangélisation ait son port d’attache. Nous avions établi les moments de ces
rencontres, les mercredis soir de 19:00 à 21:00 heure et cela, aussi longtemps
que le Seigneur nous voudrait là. La fidélité à ces rencontres de même que
l’envoi, dans chaque foyer, de messages écrits concernant les choses de Dieu, détermineraient aux yeux de la population, le sérieux de
cette entreprise.