
Ils persévéraient dans l’enseignement des
apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans
les prières.
Le Retour à l'Église
Scripturaire
Lorsqu’une personne vient à Christ, ses projets, ses plans personnels
s’estompent peu à peu pour faire place à la volonté de Dieu. Trop longtemps
hélas, les chrétiens ont vécu dans l’abattement, sans vision pour leur famille,
leurs voisins, leur village, leur ville. Les « assemblées chrétiennes » ont
leur part de responsabilité dans cet état lamentable de la chrétienté. Ces
assemblées, étant refermées sur elles-mêmes, ont gardé à l’intérieur de leurs
murs, le message de l’Évangile. Peu à peu, la religion s’est installée et les
populations n’ont pas été rejointes par l’Évangile.
Le but de cet ouvrage n’est pas de blâmer les « assemblées chrétiennes » mais
de faire prendre conscience aux chrétiens, du privilège qu’ils ont d’être
sauvés. Ils sont des enfants de Dieu, ils ont été choisis par Dieu pour des
oeuvres que Dieu a préparées d’avance.(Ephésiens 2 v. 10) La puissance de Dieu pour nous
chrétiens, réside dans la prédication de
Quand un jour l’Apôtre Paul fut touché par Dieu, il abandonna son passé
religieux.
Il n’y a pas dans cet ouvrage, de recette pour l’évangélisation. Les recettes
appartiennent au monde. Dieu est un Dieu d’ordre et nous retrouvons au sein
même des Écritures, particulièrement dans les Actes des Apôtres et dans les
Épîtres, toutes les avenues concernant l’évangélisation.
Puisse Dieu à travers cet ouvrage, nous révéler notre propre attachement à Sa
Personne, nous faire réaliser l’importance de la communion fraternelle et nous
convaincre de notre grande responsabilité auprès des âmes perdues de nos
villages et de nos villes.
Comme au jour où Dieu nous a sauvés, ces mêmes Paroles de Dieu, dans Jérémie 29
v. 13, doivent nous revenir à chaque instant de notre vie à savoir : « Vous me
chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur ».
********************************
Je veux adresser à mon épouse Nicole,
ma compagne d’oeuvre et de combat, un merci spécial. Nicole fut précieuse dans
la rédaction de cet ouvrage. En plus de m’avoir soutenu par ses prières et ses
conseils dans la composition des textes, elle s’est montrée dévouée et patiente
à rédiger au propre, ce document. Merci !
L’auteur,
Gérald Caron
Salutations en Jésus-Christ notre Seigneur
Par son obéissance, sa mort et sa
résurrection, le Seigneur nous a tout donné : sa vie, sa paix et sa joie
parfaite. L’Écriture dit : « J’ai cru,
c’est pourquoi j’ai parlé ! Nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que
nous parlons, » (2 Cor. 4 v.13). Dans un désir de faire avancer l’Église de
Dieu, nous avons entrepris, ma femme et moi, une oeuvre d’évangélisation auprès
des gens de notre village. Aujourd’hui, avec joie et foi en Dieu, je vous en
partage le cheminement. Ma prière est que Dieu puisse, selon son désir, donner
à votre coeur du sens à mes paroles.
Ainsi, cette lettre concerne
l’évangélisation de mon village. Si je partage ceci avec vous, c’est que je
suis persuadé que Dieu désire accorder le salut aux gens de nos villages. Je me
présente à vous comme un chrétien qui veut être à l’écoute de Christ. Selon Sa
Parole, le Seigneur veut que nous soyons des témoins fidèles, des gardiens de
sa Parole et des ambassadeurs de Christ. Notre rôle est d’annoncer
Cette oeuvre, puisqu’il faut
l’appeler ainsi, est le fruit de convictions basées sur la connaissance de
Jésus, sur l’enseignement des Apôtres à travers les écritures et sur la prière.
Finalement cette oeuvre ne pourra être réalisée sans le ministère du Saint-Esprit et sans une foi inébranlable dans
les promesses de Dieu.
Historique de cette oeuvre d’évangélisation.
Conversion.
J’ai connu le Seigneur en 1985. Âgé
alors de 38 ans, vivant toutes sortes de difficultés, Jésus me trouva à travers
cette confusion. Une série d’événements m’amena aux pieds de la croix et je
pense que celui qui m’a le plus touché fut la présence d’un homme qui vint un
jour me trouver alors que j’étais à faire des réparations à ma maison. Cet
homme m’invita à me rendre sous une tente où était prêché l’Évangile. Je fus
ému en voyant ce personnage sous un chaud soleil d’été m’offrir l’amour de
Jésus. À travers son regard, son attitude, je fus saisi par l’amour de Dieu.
Combien cet homme devait aimer Dieu pour porter vers des gens comme moi, des
paroles d’espérance. Telle fut ma pensée !
Quelque temps après, je me suis
approché de Jésus. J’ai découvert l’amour de Jésus pour moi et mon être tout
entier venait d’être saisi par Lui. Hier, découragé, errant sans espérance, je
réalisais aujourd’hui que Jésus m’aimait et qu’Il m’avait sauvé.
Pendant quelques années (environ 5
ans), j’ai fréquenté l’assemblée de Pentecôte de Rimouski. C’était une église
qui grandissait rapidement. Plusieurs nouveaux chrétiens s’ajoutaient à cette
jeune église. De plus, plusieurs fidèles des églises baptistes (pour des
raisons doctrinales) s’étaient joints au mouvement de Pentecôte contribuant à
son essor. Bien entendu, étant jeune chrétien, je ne pouvais réaliser le
malaise qui sévissait au sein des églises chrétiennes, la communion fraternelle
entre ces différentes églises était inexistante. Dans ce contexte d’ignorance,
cette assemblée que je fréquentais, me semblait malgré tout, porteuse de
beaucoup d’enthousiasme.
Ainsi, comme plusieurs chrétiens,
j’avais un grand zèle pour l’Évangile. Dans ma famille, autour de moi,
j’annonçais
Une assemblée non-préparée.
J’amenais ces personnes à l’assemblée
que je fréquentais chaque fois que c’était possible, je les visitais également.
Je me rendis compte cependant que ces gens représentaient un fardeau pour
l’assemblée et que parfois même, ces personnes n’avaient pas droit à
l’attention et à l’amour dont Jésus parle. Cela m’attristait beaucoup et je me
disais : comment une assemblée qui ne prend pas soin des démunis peut-elle
servir Dieu ?
En même temps, je voyais des chrétiens
animés d’un grand zèle pour répandre l’Évangile, pour la prière. Je voyais ces
hommes et ces femmes de foi être freinés, être limités dans leur élan
d’annoncer l’Évangile dans leur milieu. Je sentais bien que cette assemblée
n’avait pas de direction précise concernant l’évangélisation et encore moins en
regard du suivi auprès des nouveaux chrétiens. Ces nouveaux chrétiens avaient
une faible foi et étaient souvent analphabètes. Je constatais une fois de plus
que l’assemblée n’était pas préparée pour ce ministère. Les autorités
craignaient de perdre le contrôle de l’assemblée et ne déléguaient aucune
responsabilité.
Beaucoup de chrétiens s’ajoutaient à
l’assemblée mais du même coup, plusieurs en sortaient. Il y avait comme un
malaise. On aurait dit que l’assemblée était à bout de souffle. Elle ne pouvait
suffire à la tâche. Les pasteurs avaient beau visiter les chrétiens, exhorter,
prêcher la fidélité aux réunions, rien n’empêchait cette hémorragie. Je fis
personnellement part de mon inquiétude aux pasteurs de l’époque. Ceux-ci
apportèrent des explications qui ne me rassurèrent pas. Je trouvais qu’ils
prenaient cet exode avec légèreté sans chercher les causes profondes. Oui, il y
a des chrétiens faibles, des chrétiens nonchalants, des chrétiens non consacrés
! Cela a marqué toutes les époques. Mais pourquoi ces chrétiens quittaient-ils
l’assemblée ? Pourquoi n’avaient-ils pas trouvé ce qu’ils cherchaient ?
Le temps passa. Pourrais-je penser
amener mes voisins, mes frères et soeurs de chair dans une assemblée qui était
elle-même malade ? Une assemblée qui était géographiquement loin de mon village
et qui avait peu à donner aux nouveaux chrétiens ! Une assemblée sans vision,
qui était comme un enfant qui a grandi trop vite et qui était malhabile dans sa
démarche, dans ses mouvements.
Les villages en détresse, un espoir à
l’horizon.
J’ai prié le Seigneur et je L’ai
supplié de m’aider à comprendre le sens de tout cela. C’est alors que le
Seigneur me montra la détresse des gens de mon village : mes voisins, ceux qui
habitent les rangs, les pauvres, les malades, les gens âgés et je compris
qu’espérer les amener tous à l’assemblée de Rimouski était une cause perdue !
Ces gens avaient droit au salut de Jésus mais on avait mis une condition : il
fallait aller à l’assemblée régionale de Rimouski. Autrement, pas de salut
possible... C’est comme si on avait enfermé l’Évangile dans une boîte. Christ
était inaccessible à tous ces gens de mon village ainsi que ceux de nombreux
villages voisins.
Au fond de moi-même, il y avait un
grand combat. L’Église dans le sens
d’assemblée de croyants était quelque chose de bien réel dans
Je relus les Actes des Apôtres, puis
les Épîtres. Tout concordait : l’Église devait être locale. Je compris que mon
Église d’appartenance n’était pas à Rimouski ni ailleurs, mais à Saint-Donat. Je compris alors que lorsque je
vins au Seigneur, j’appartenais à l’Église de mon village. Ma femme et moi
étions des membres de l’Église de Saint-Donat, car nous habitions là. Jésus dit : « car là où deux
ou trois sont assemblés en mon Nom, Je suis au milieu d’eux. » (Matthieu 18, v
20). Donc, nous étions ma femme et moi l’Église de Saint-Donat.
Les écritures non comprises par les
pasteurs des assemblées régionales.
Nous étions donc, l’Église de notre
village. Cela, les pasteurs de l’assemblée de Rimouski ne l’avait pas compris. Je ne leur en fait pas de reproche. Ils auraient dû
nous dire : « Vous êtes de l’Église de Saint-Donat, vous appartenez à cette Église, vous êtes nos frères
et nos soeurs mais vous faites partie de l’Église de Saint-Donat. Maintenant, restez chez-vous, vous devez travailler,
témoigner autour de vous, faire en sorte que cette Église grandisse ! » Hélas !
ils ne l’ont pas dit.
On avait retiré les frères et les soeurs (les lumières) du village et on les
avait « cachés » dans un même lieu avec les autres frères et soeurs qu’on avait
également sortis de leur village respectif.
Quelle erreur ! En voulant centraliser,
réunir tous les chrétiens sous un même toit, on a privé les villages de
l’Évangile, on a limité l’accès à Christ à des dizaines, des centaines, des
milliers de personnes. Bien plus, on a enfermé des chrétiens dans des
dénominations sectaires divisées les unes des autres et pire, on a étouffé le
ministère du Saint-Esprit.
Voilà pourquoi tant de chrétiens
étaient bouleversés. Ces gens qui venaient au Seigneur dans un état lamentable,
se retrouvaient au milieu d’une assemblée en pleine crise, une assemblée qui
n’allait nulle part, une assemblée qui était non conforme à l’Église
scripturaire et qui avait fait ses propres règles et qui en même temps, s’était
mise des barrières. Voilà la voie et l’erreur de toutes les dénominations
évangéliques.
Retourner les chrétiens à leur localité respective et par
conséquent à leur Église respective, aurait été la solution ultime et biblique
à la propagation de l’Évangile.
Certains diront : « Oui mais il n’y
avait pas d’église chrétienne dans ces villages, comment ces chrétiens
auraient-ils pu survivre? » Non ! Comprenons nous bien ! Ces chrétiens étaient
justement l’Église ! Ils étaient l’Église. N’oublions pas : l’Église, ce sont
les croyants. Dès que dans un village, il y a des conversions à Christ, il y a
une Église. C’est Dieu qui l’atteste.Combien de frères et de soeurs se sont découragés parce
qu’ils ne parvenaient pas à comprendre ce que j’explique aujourd’hui ! Ces
frères et soeurs se sont retirés des assemblées régionales parce que ce n’était
tout simplement pas leur Église, ils n’appartenaient pas à cette Église, ils ne
s’y sentaient pas chez-eux, ils étaient comme
des invités qui tardent à partir et qui finalement quittent. Ces frères et ces
soeurs n’ont pu s’expliquer à eux-mêmes, ni comprendre ce que j’exprime
aujourd’hui. Ils sont maintenant errants ici et là dans les villages. Après
qu’ils eurent quitté ces assemblées dites régionales, on les a rejetés et on a
négligé de les traiter comme des membres de la grande famille de Dieu. Ce qui
manquait à ces gens abandonnés, c’était de croire qu’ils étaient des enfants de
Dieu au même titre que tous les autres, qu’ils avaient
*************************
Nous étions en 1989, c’est à cette
époque et dans ce contexte, que je racontai au pasteur de l’assemblée de Pentecôte
de Rimouski, ce qui brûlait dans mon coeur. Je partageai naïvement ce qui suit
au cours d’une soirée, chez un frère à Mont-Joli. À peu de choses près, voici les grandes lignes :
· Dieu veut que nous soyons des
lumières dans nos villages;
· Comme chrétiens, nous avons la
responsabilité d’annoncer l’Évangile;
· Chaque chrétien se doit de marquer
son époque, son milieu par des attitudes, des comportements et des sentiments
qui sont en Jésus-Christ ;
· Chaque village doit avoir un lieu
où se fait de l’évangélisation pour les inconvertis ;
· Cette oeuvre auprès des inconvertis sera constante, régulière et sans
relâchement ;
· Cette oeuvre d’évangélisation sera
fondée sur la foi en Dieu et en Jésus-Christ qui a tout accompli ;
· Nous devons annoncer Christ, non
une dénomination (Actes 8 v 5) ;
· Dieu se chargera de convaincre les
gens par son Saint-Esprit ;
· Les nouveaux convertis seront
enseignés selon l’Église scripturaire à savoir :
- Les nouveaux convertis n’ont pas à
chercher une église, ils sont eux-mêmes l’Église de leur localité ;
- Ils seront des lumières dans leur
milieu et annonceront l’Évangile dans leur famille, à leurs voisins ;
- Ils se réuniront dans une maison
pour prier, louer le Seigneur et apprendre l’ A-B-C de la vie chrétienne ;
- Quand les chrétiens seront trop
nombreux dans cette maison, une nouvelle maison sera ouverte et ainsi de suite
;
- Toutes ces assemblées-maison, à l’intérieur des limites de la
municipalité, abriteront les chrétiens de la localité, c’est-à-dire, l’Église
locale ;
- Chaque assemblée-maison veillera au bien-être de chaque
chrétien ;
- Des anciens (surveillants) seront
établis parmi les groupes de chrétiens, ils seront des personnes fiables,
responsables qui veilleront au bien-être du troupeau,. Ils ne domineront pas le troupeau mais seront des
serviteurs de tous (Actes 20 v 28) ;
- Ces anciens ne seront pas un
fardeau pour les chrétiens. Leur mandat sera de donner, non de recevoir et cela
à tous points de vue (Tite 1 v 6 à 9) ;
- Les réunions se feront dans la
simplicité où chacun (e) pourra partager, s’exprimer dans le respect et la
confiance pour l’édification du groupe (1 Thess. 5 v 11) ;
- Finalement, ces réunions seront
avant tout sous la conduite du Saint-Esprit sans structure préalablement établie, sans routine (Col. 3 v 16, Ephé. 5 v19, 1 Cor.14 v26) .
Naïvement, je partageai donc au
pasteur de l’assemblée de Pentecôte les idées ci-dessus. Quand je lui partageai
mon point de vue sur l’Église locale, j’étais tremblant. Comment allait-il
prendre cela? Qu’allait-il penser de moi ? Malgré tout, je croyais sincèrement
dans mon coeur, que mes propos tellement évidents en soi, seraient acceptés et
partagés par le pasteur. À mon grand étonnement, je me trompais ! Après avoir
terminé mon exposé, il me reprit avec colère et railleries et me dit que je
voulais former ma propre Église, que je n’étais pas un pasteur, que je marchais
tout croche (à ce moment là, je vivais des difficultés sur le plan familial),
et que j’apportais de la division.
Cependant, tout ce que je venais de
lui partager était conforme à
Un constat bouleversant.
Le dimanche qui suivit, à l’assemblée
de Rimouski, après avoir été montrés du doigt et traités comme des gens
dangereux, ma femme et moi, nous avons
compris que le pasteur n’avait pas « reçu » nos propos. Nous constations que
nous ne pourrions jamais mettre de l’avant ce que Dieu avait mis dans nos
coeurs pour notre village, dans le cadre d’une telle dénomination...
Certes, nous aurions pu demeurer à cette
assemblée en renonçant à cette vision de l’évangélisation, mais, constatant que
nous n’y renoncerions point, le pasteur convoqua les responsables et nous jeta
dehors de cette assemblée.
C’est dans un tumulte indescriptible
et inqualifiable que nous avons quitté cette assemblée. Nous avons compris dans
les jours qui suivirent, qu’il nous faudrait dorénavant prêcher Christ et
seulement Christ. Ce n’était pas facile à accepter, à comprendre. En fait, il
n’y avait rien à comprendre ! C’était la volonté de Dieu. Sans doute, nous
mettait-Il à part... Jamais nous n’aurions pensé en arriver là. Nous voulions
être utiles à cette assemblée. On nous avait prêché qu’il fallait prier pour
recevoir de Dieu une vision pour l’évangélisation. Quand elle vint, les autorités
ne la reçurent point. D’abord très attristés (ma femme et moi et nos enfants),
Jésus nous consola et nous montra que cette voie, celle de l’Église locale,
était la sienne et que chaque jour de notre vie Il serait à nos côtés.
Dieu console ses enfants.
Pendant toutes ces années où Dieu
nous a conduits au désert, le Seigneur nous apporta beaucoup de consolations.
Nous avons pu expérimenter la grâce du Seigneur qui n’abandonne pas ses
enfants. Les consolations, venant de Dieu furent pour ma femme et pour moi, de
grandes bénédictions.
Nous nous sentions aimés de Dieu, enveloppés de sa grâce. Le
Seigneur permit que nous rencontrions des frères et des soeurs qui avaient vécu
cette même solitude. Ils nous encouragèrent à conserver notre vision pour l’évangélisation
et à persévérer dans cette voie. Nous remercions Dieu pour une soeur qu’Il
plaça sur notre chemin. Elle fut dévouée, compréhensive, nous soutenant en
prières, nous visitant. Ce soutien fraternel nous aida beaucoup pour ne pas
sombrer dans le désespoir. Que le Seigneur bénisse cette soeur abondamment avec
toute sa famille. Elle fut pour nous comme « Jonathan » auprès de David (1
Samuel 18) ; sa loyauté ne fit jamais défaut, elle est toujours fidèle !
De plus, Dieu fit que des livres
écrits par des hommes de Dieu, des biographies d’hommes de Dieu se retrouvèrent
entre nos mains. Des livres où l’on voit des hommes marcher par la foi,
s’accrocher aux promesses de Dieu et expérimenter qu’Il est toujours vivant.
Ces hommes de foi avaient reçu à la lumière des Écritures, cette révélation
concernant l’Église. Je réalisais à la lecture de ces écrits, que Dieu m’avait
aussi montré ces lumières. Une révélation que mon épouse avait aussi reçue,
ainsi que d’autres frères et soeurs. Aujourd’hui, nous réalisons que c’est le Saint-Esprit qui distribue à travers les âges et
les lieux et cela, à quiconque cherche de tout son coeur, une telle révélation.
Tout chrétien peut recevoir cette révélation, concernant l’Église locale, en
abandonnant les barrières dénominationnelles et en ouvrant tout grand son coeur à la simplicité de
l’Évangile qui est en Jésus-Christ.
Malheureusement, aujourd’hui, on ne
retrouve plus (ou difficilement) de tels livres dans les librairies chrétiennes
et c’est dommage. Pourtant, ce sont des trésors de la foi des siècles passés.
Nous avons tellement besoin de modèles de foi, d’exemples de persévérance...
Un retour à l’Église locale : la solution pour nos
villages.
Dans le Nouveau Testament, dans les
Actes plus précisément, l’Église est avant tout locale. Lorsqu’on parle de
l’Église de Jérusalem on parle de tous les croyants de Jérusalem. Étaient-ils
rassemblés dans un même lieu ? Pas du tout ! Ils se réunissaient ici et là dans
des maisons. À ce moment là, l’Église n’était pas une bâtisse mais un groupe de
croyants.
Il ne fut jamais question d’église
régionale ou de chrétiens de Jérusalem assemblés sous un même toit. Lorsque «
Saul de son côté ravageait l’Eglise, » le mot église avait un grand « E » et
représentait les croyants de l’Église de Jérusalem. La suite du verset dit :
qu’il ravageait « pénétrant dans les maisons ». Comme on peut le voir, Saul
s’attaquait aux chrétiens non pas d’une bâtisse, mais d’une Église, celle de
Jérusalem formée de croyants qui eux se réunissaient dans les maisons. Le mot
église au sens de bâtisse n’apparaît pas dans le Nouveau Testament. Ce concept
est apparu au 3ième siècle après Jésus-Christ.
Ainsi, moi Gérald Caron et mon épouse
Nicole Proulx, nous sommes pour
ainsi dire l’Église de Saint-Donat. Nous formons cette Église selon
Par exemple : Si j’ai un frère ou une
soeur qui m’écrit et qui me demande en terminant sa lettre de saluer l’Église
de Saint-Donat, qui devrais-je
saluer ? Si je ne suis pas sectaire, je devrai saluer tous les chrétiens sauvés
par grâce peu importe la dénomination qu’ils fréquentent (Baptiste, Pentecôtiste, Frères en Christ etc...) et cela peu importe si leur
assemblée est à l’extérieur des limites de Saint-Donat. Je devrais saluer ces frères et soeurs car ils
demeurent à Saint-Donat et qu’ils font
partie d’abord de l’Église de Saint-Donat. Rappelons que l’Église de Saint-Donat, est constituée des croyants de Saint-Donat, sauvés par grâce. En Christ nous
nous devons de les considérer comme tels. Que ces frères et soeurs ignorent cet
état de choses, cela ne change rien au fait qu’ils appartiennent à l’Église de Saint-Donat et que leur premier souci devrait
être de favoriser la communion fraternelle dans leur propre localité.
Ainsi, dans le contexte des
dénominations et des églises régionales, on comprendra que si on me demandait
de saluer les frères et soeurs de Saint-Donat ou l’Église qui est à Saint-Donat, je me sentirais quelque peu mal à l’aise. D’abord,
je ne les connais pas tous intimement, deuxièmement, il faudrait que je leur
explique tout ce que j’écris en ce moment, troisièmement certains pourraient
même penser que je veux diviser leur assemblée. Comprenons donc que toute la
confusion et l’esprit sectaire qui existent aujourd’hui dans le milieu
chrétien, ne rendent pas facile la communion fraternelle, le témoignage chrétien et l’accomplissement de ces
paroles de Jésus : « À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si
vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13, v. 35).
L’Église locale apparaît comme la seule et véritable solution
à l’évangélisation de nos villages. C’est la voie biblique citée en exemple par
Dieu Lui-Même. Bibliquement, les chrétiens des villages ont une grande
responsabilité. Ils se doivent, en plus d’avoir un témoignage exemplaire pour
Christ, d’annoncer
Caractéristiques de l’Église locale.
Voici quelques caractéristiques
concernant l’Église locale que tout chrétien devrait connaître :
- * Jésus est le chef de l’Église qui
est son Corps. Nous les chrétiens, nous formons le Corps de l’Église. Nous ne
pouvons, sur la terre, tous nous assembler dans un même lieu. Dans le Nouveau
Testament, nous ne trouvons qu’une manière et une seule de diviser l’Église en
églises, et cette manière établie par Dieu a pour base la différence de lieu
(de localité);
- * Qu’est-ce qu’une Église selon de
Nouveau Testament ? Ce n’est ni un bâtiment, ni une salle d’évangélisation, ni
un centre de prédication, ni une mission, ni une oeuvre, ni une organisation,
ni un système, ni une dénomination, ni une secte. C’est le rassemblement pour
l’adoration et la prière, la communion et l’édification mutuelle de l’ensemble
du peuple de Dieu à un endroit donné. Ce rassemblement s’effectue du fait qu’il
s’agit de chrétiens du même endroit;
- * Tous les chrétiens qui vivent
dans un même lieu que nous, appartiennent à la même Église que nous et nous
n’oserions en exclure aucun;
- * Nous devons reconnaître comme
frères et soeurs et comme membres de l’Église locale tout enfant de Dieu qui
vit dans notre localité;
- * À localité unique, Église unique;
- * Il n’y a dans l’Écriture pas
d’autres églises que les églises locales;
- Bref, si nous croyons que l’Église est
locale et que c’est le rassemblement des croyants d’un même lieu, il convient
de nous demander comment cette Église peut-elle naître ? Comme je le disais
plus tôt, dès que dans un village X, une localité X, il y a conversion à
Christ, nous avons là l’embryon d’une Église.
Jésus a dit : « Car là ou deux ou
trois sont assemblés en mon nom, Je suis au milieu d’eux. » (Matth. 18 v. 20).
Notons ici le mot « assemblés » qui
veut dire réunis, être en communion; notons aussi la présence de Jésus :
présence tout aussi importante et entière que s’il y avait 50 ou 100 chrétiens
assemblés.
Il y a donc dans ce village X, une
Église qu’on appelle l’Église de (nom du village). Pourquoi est-ce une Église ?
C’est parce que ce sont des chrétiens qui la forment. Quand l’Apôtre Paul dit
dans Romains 16 ,vs 3 à 5 : « Saluez
Prisca et Aquilas, nos compagnons
d’oeuvre en Jésus-Christ..Saluez aussi l’Église qui est dans leur maison », Paul dit en réalité de
saluer les chrétiens qui se réunissaient dans cette maison. Donc, ce sont les
chrétiens qui sont l’Église.
Comment en arriver à cela ?
Rares sont les villages où il n’y a
pas de chrétiens. Par conséquent, il y a un embryon d’Église dans chaque
village. Rappelons que les chrétiens sont l’Église. Le problème ce n’est pas de
former cette Église, elle existe déjà. Le problème, c’est d’amener cette Église
à se réunir. Plusieurs chrétiens ne voudront pas. La raison principale est
qu’ils vont déjà dans une autre assemblée ailleurs. Par amour, leur parler de
l’Église locale, c’est très bien ! Cependant, insister pourrait les rendre mal
à l’aise et leur laisser croire que nous apportons la division. Allons-nous,
nous attarder à les convaincre ? Pas du tout ! Nous croyons qu’on n’a pas à le
faire. Notre mission est d’aller vers les inconvertis et eux, nous devons les enseigner selon l’Église
scripturaire. Ces nouveaux chrétiens apprendront très vite qu’ils sont l’Église
de leur village et que c’est là qu’ils doivent se réunir et que c’est là, dans
ce village particulièrement, qu’ils doivent amener l’Évangile.
C’est en agissant ainsi, que nous
renverserons la vapeur... Dans dix ou vingt ans, si nous sommes fidèles,
persévérants et nous devons l’être, le paysage des églises chrétiennes du Québec
aura changé, chaque village aura son Église et elle sera active. Avant, on
sortait les chrétiens des villages pour les amener à gonfler l’assemblée des
églises régionales; aujourd’hui, c’est dans leur village que ces chrétiens
seront des lumières pour les gens autour d’eux. C’est là le vrai témoignage.
On comprend pourquoi, du temps de
l’Apôtre Paul, l’Évangile s’était répandue avec une vitesse incroyable, compte tenu des moyens
de communication dont Paul disposait à l’époque. L’évangélisation se faisait de
bouche à oreille, village après village. Les chrétiens comprenaient leur rôle.
Ils étaient des adultes responsables et conservaient précieusement comme un
trésor ce qu’ils avaient reçu des enseignements apostoliques. Ils savaient que
la prière, la foi en Celui qui fait l’oeuvre (le Saint-Esprit), le témoignage chrétien, le rachat du temps, et
l’unité dans le Corps de Christ étaient des acquis essentiels à la propagation
de l’Évangile.
Ce trésor a été perdu pendant des
années, des siècles. Il appartient aux chrétiens de se l’approprier et de le
transmettre aux jeunes convertis pour l’amour de Jésus.
La dispersion des chrétiens : dans le plan de Dieu.
Des dénominations puissantes qui
croyaient que la seule force de l’homme, l’apparence évangélique et l’attrait
des bâtiments somptueux pourraient maintenir debout ces églises, se sont
trompées. Aujourd’hui, ces églises se vident de leurs membres parce qu’elles
ont renié ce qui en fait la force à savoir : la simplicité de l’Évangile qui
est en Christ. Ces dénominations n’ont que l’apparence de la piété. À ces
églises, Jésus demande de revenir à leur premier amour, et cela, avant qu’il ne
soit trop tard.
Dans les Actes des Apôtres chapitre 8
verset 1, nous lisons «
qu’il y eut ce jour là, une grande persécution contre l’Église de Jérusalem et
tous excepté les Apôtres, se dispersèrent... » Dieu a permis cette persécution
contre l’Église de Jérusalem afin que les chrétiens se dispersent et amènent le
message de l’Évangile à d’autres personnes en d’autres lieux. Autrement, ces
chrétiens se seraient endormis dans leur confort comme c’est le cas
aujourd’hui. On peut lire, toujours dans Actes 8 verset 4 cette fois, cette
confirmation : « ceux qui avaient été dispersés, allaient de lieu en lieu,
annonçant
Aujourd’hui, les églises régionales
n’accomplissent pas le plan de Dieu. Retirer les frères et soeurs des villages,
pour grossir les rangs d’une église régionale n’a pas de fondement
scripturaire. Les conséquences pour beaucoup de chrétiens sont catastrophiques
et l’évangélisation avance à pas de tortue. Cette forme de dispersion que
connaissent les églises dénominationnelles est permise par Dieu.
Nous croyons que Dieu est en train de
former une armée, de ses enfants dans la dispersion. Dieu se cherche des hommes
et des femmes qui diront comme Paul : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Et
le Seigneur lui dit : Lève-toi, entre dans la ville et on te dira ce que tu
dois faire. » (Actes 9 verset 6). Nous ne pouvons attendre les bras croisés que
d’autres fassent à notre place. Voici, le temps est venu. Il nous faut
retourner à
Serons-nous prêts à retourner dans
nos villages pour Christ ? À y apporter notre coeur et notre âme pour Le
servir, apportant le Salut dans la simplicité de l’Évangile à tous ces gens,
qui autour de nous, attendent la délivrance promise par Dieu à ceux qui Le
cherchent ?
À tous les enfants de Dieu dans la
dispersion, l’abandon et à tous ceux qui n’ont pas trouvé leur Église
d’appartenance, Dieu dit, oeuvrez chez-vous, où un peuple nombreux attend la
délivrance.
Un nouveau chapitre des Actes.
Ayant compris notre responsabilité
face à l’Évangile, il convient de passer aux actes. Peut-être, est-ce pour cela
qu’on a appelé ce premier livre de l’histoire de l’Église : les Actes des
Apôtres ! Actes, c’est-à-dire actions, activités des Apôtres. Ce livre nous
enseigne que les apôtres, les évangélistes, les hommes et les femmes de Dieu ne
sont pas restés inactifs. Ils ont agi, ils ont oeuvré. Il appartient à chaque
chrétien, chaque chrétienne d’écrire un nouveau chapitre des « Actes »,
continuant ainsi l’oeuvre amorcée par les Apôtres.
Cela se fera dans l’action, par la
prière, par la foi et l’assistance du Saint-Esprit. Ce chemin ne sera pas
facile. L’ennemi fera tout pour nous empêcher d’agir. Il mettra des doutes dans
notre coeur, notre esprit. Il essaiera de nous décourager parfois même, par des
frères et des soeurs. L’opposition ne viendra pas des inconvertis mais d’une ou quelques personnes qui se disent
enfants de Dieu. Cependant, Jésus a vaincu à la croix et sa Parole dit : «
qu’après que vous aurez souffert un peu de temps, (Dieu) vous perfectionnera, Lui-Même, vous affermira, vous fortifiera,
vous rendra inébranlables. » (1 Pierre 5 verset 10).
Notre mission.
Que Jésus veuille sauver nos
villages, il n’y a pas de doute.
Ainsi, les Québécois, ont été et sont
encore pour la majeure partie, un peuple dans l’ignorance par rapport au Salut
gratuit accompli par Jésus. En ce sens, la religion catholique a manqué a ses
responsabilités en cachant la vérité et en mettant l’accent sur le salut par
les oeuvres. Mais nous qui sommes chrétiens, nous qui avons une Bible, nous qui
jouissons d’une grande liberté, nous avons aussi une grande responsabilité :
amener les gens, autour de nous, à la connaissance personnelle de Jésus en leur
présentant
La consécration à Dieu nécessaire.
Je crois que Dieu suscitera dans chaque
village, chaque ville, des chrétiens, des chrétiennes qui donneront le reste de
leur vie à l’avancement de l’Évangile. Des personnes qui porteront à bout de
bras leur village pour le présenter à Dieu. Des frères et soeurs qui
présenteront à Dieu chaque personne de leur village. Des chrétiens qui
prieront, jeûneront, suppliant Dieu de sauver ces gens. Des chrétiens qui
garderont ce fardeau dans leur coeur à chaque moment du jour et de la nuit. Des
gens luttant dans la prière, disant comme Jacob lorsqu’il luttait avec Dieu : «
Je ne Te laisserai point aller que Tu ne m’aies béni » (Genèse 32 v. 26).
Dans cette lutte, Jacob avait vu Dieu
face à face. C’est seulement par notre consécration totale à Dieu que Dieu
pourra agir à travers nous. Nous serons des témoins fidèles si nous nous
attachons à Christ laissant de côté tout ce qui pourrait nous distraire de
notre vocation.
Notre lutte, notre combat est le
combat de Dieu. Si nous lisons
Croire en Jésus.
Il n’y a pas de recette pour faire
l’évangélisation de nos villages. Dieu n’est pas un Dieu de recette ni de
solution toute faite. Lorsqu’on lit les Écritures, on constate que la
connaissance de Christ, au coeur des inconvertis, se fait selon un plan que Dieu seul tient en
réserve. À quelqu’un qui, un jour, demandait à Jésus : « que devons-nous faire,
pour faire les oeuvres de Dieu ? Jésus leur répondit: L’oeuvre de Dieu c’est
que vous croyiez en Celui qu’Il a envoyé ». (Jean 6 vs 28-29)
Ainsi, des gens demandaient à Jésus
ce qu’ils devaient faire pour plaire à Dieu; Jésus leur répond qu’ils doivent
croire en Lui. Un peu spécial, n’est-ce-pas !
Encore une fois, dans
l’évangélisation de nos villages il n’y a pas de recette miracle. La seule
façon donnée par Dieu est de croire en Jésus, croire que Dieu a tout accompli.
Cependant, nous devons Le laisser agir en nous, Lui donner toute la place qui
Lui revient. Nous devons être imprégnés de la présence de Christ dans chaque
recoin de notre vie et de notre existence. Ce n’est pas humain me direz-vous,
mais c’est le chemin biblique pour l’évangélisation et c’est Dieu qui fait
cette oeuvre en nous. Ce n’est pas une armée de chrétiens divisés, charnels,
ignorant les frères et soeurs du même village qui vont faire avancer la cause
de l’Évangile.
« Tant qu’il y aura parmi vous des
rivalités, des dissensions et des querelles, n’est-ce pas la preuve que vous
vous comportez comme tout le monde, comme des hommes irrégénérés ? » (1 Cor. 3 v. 3 -version :
Comme dans les Écritures, Dieu se
cherche quelqu’un qui fera sa volonté. Dieu travaillera d’abord dans cette
personne en façonnant Christ en elle et après, Dieu travaillera au travers
cette personne. Ne cherchons pas des moyens artificiels ou humains pour attirer
des gens à Christ. Rappelons que l’oeuvre de Dieu, c’est que nous connaissions
Jésus, le connaître parce qu’ayant une communion personnelle avec Lui.
Souvenons-nous de Marthe et Marie
dans Luc 10 vs 38 à 42. Nous avons là des modèles que Jésus nous donne en
regard des oeuvres que Dieu attend de nous. Marie était « assise aux pieds du
Seigneur et écoutait sa Parole » v 39. Marthe, occupée à toutes sortes de
travaux se démenait beaucoup; Jésus dit qu’elle « s’agitait pour beaucoup de
choses » v 41. Marthe disait à Jésus : « Seigneur cela ne te fait-il rien que
ma soeur me laisse seule pour servir ? » (on aurait proba-blement, comme chrétien, choisit de faire ce que faisait Marthe c’est-à-dire :
servir Jésus en faisant beaucoup de travaux.) Jésus cependant, répond à Marthe:
« Une seule chose est nécessaire, Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera
point ôtée ».
Voilà l’oeuvre que Dieu veut que l’on
fasse : croire en Jésus-Christ son Fils, être à l’écoute de sa Parole comme
Marie. Marie était un vase entre les mains du Seigneur. Nous aussi, nous devons
devenir des vases utiles et donner l’occasion au Seigneur de travailler en
nous. Laissons Dieu agir d’abord en nous et après, laissons-Le agir au travers
de nous par le Saint-Esprit.
À la grâce de Dieu.
Les années 1990 furent des années où
le Seigneur me confirma à travers sa Parole, la direction qu’Il avait mise dans
mon coeur. Il n’y avait plus de doute. L’évangélisation est le devoir de chaque
chrétien, chrétienne et ceux-ci appartiennent à l’Église locale de chaque
village. Au-delà de cette révélation, je devais chaque jour, chercher comment y
parvenir. Il y eut beaucoup de découra-gement. J’ai bien essayé, à quelques occasions au début des
années 1990, de m’intégrer à des assemblées chrétiennes existantes et de
partager tant bien que mal, à quelques frères et soeurs, ce que j’avais dans
mon coeur. Cependant, mes propos ne trouvèrent point d’écho.
Je découvris à la lumière de
C’est Dieu qui fera l’oeuvre. Ayant
reçu ces lumières, ces révélations concernant l’évangélisation des villages et
de l’Église locale, en prière, ayant reçu la confirmation au travers des
Écritures, nous nous devions, ma femme et moi, de mettre les mains à la charrue
sans regarder derrière ni attendre l’approbation de qui que ce soit.
Nous remercions Dieu, ma femme et
moi, de nous avoir gardés du monde pendant toutes ces années. Dieu nous avait
réconciliés, nous donnant une même unité de pensée à l’égard de
l’évangélisation. C’était un miracle du Seigneur. Jour après jour, pendant des
années, le Seigneur avait façonné nos coeurs dans une même pensée, un même zèle
pour l’Évangile. Bien sûr, nous nous sentions comme des vermisseaux face à la
tâche et à la grandeur du dessein de Dieu pour nos villages. Nous savions
cependant que notre faiblesse était notre force, afin que la puissance de Dieu
se manifeste. Encore aujourd’hui, il nous faut se le rappeler chaque jour. Dans
cette faiblesse, Jésus nous rappelle son soutien : « Ma grâce te suffit » (2
Cor. 11 v 9).
Marcher par la foi.
Parfois, comme chrétiens, nous avons
cette habitude de consulter à droite et à gauche, cherchant une approbation, un
signe quelconque. Je crois que c’est très bien d’être à l’écoute des frères et
soeurs. Je crois aussi que Dieu peut nous amener à discerner chez un frère ou
une soeur, une certaine autorité spirituelle. Il faut aussi savoir la
reconnaître, sinon l’examiner. Trop souvent hélas, comme chrétiens, nous avons
peur de marcher, nous cherchons un certain appui. Cela nous vient sans doute de
notre passé religieux qui nous a toujours incité à dépendre de quelqu’un, à
attendre quelqu’un, quelque chose, à diriger notre foi dans les hommes plutôt
qu’en Dieu.
Quand un jour l’Apôtre Paul fut
touché par Dieu, il abandonna son passé religieux.
« Vous me trouverez si vous me
cherchez de tout votre coeur » (Jérémie 29 v. 13)
Commencer et soutenir une oeuvre
d’évangélisation dans notre village, est une entreprise noble et combien
engageante. Nous devons faire confiance à Dieu et à Dieu seul. C’est Jésus qui
a dit : « Je bâtirai mon Église » (Matth. 16 v.18). Nous devons marcher ayant cette foi en
l’oeuvre accomplie par Jésus-Christ. Jésus, le Rocher, voilà la fondation de
toute oeuvre d’évangélisation.
Je sais qu’il nous faudra ébranler
les colonnes de la « religiosité » chez les habitants de notre village. Je sais
que nous devons mettre en lumière l’état spirituel de chaque habitant de notre
village en le confrontant, à
Évangélisation : notre champ
d’action.
« Allez par tout le monde, et prêchez
la bonne nouvelle à toute la création » (Marc 16 v. 15)« La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres » (Luc 7
v. 22).
Il existe une croyance chez beaucoup
de chrétiens disant que l’évangélisation doit se faire presque uniquement dans
des pays étrangers. Pourtant, lorsque l’on regarde autour de nous, nous voyons
toute une population qui ne connaît pas le Seigneur. Aller parler de Jésus à
des peuples lointains, c’est très bien ! Cependant, laisser la population de
nos villages, de nos villes dans l’ignorance est un grave manquement de la part
des chrétiens. Réalisons que le Québec vient en tête de liste des pays peu
évangélisés.
Beaucoup de chrétiens, dans le but
d’éviter la croix et de se donner une conscience libérée, répètent que « nul
n’est prophète dans son pays ». Je crois qu’il ne faut pas se justifier de ne
pas oeuvrer en adoptant une telle attitude. Si nous le faisons, nous condamnons
nos familles, nos voisins, nos amis à ne jamais connaître Jésus. Nous devons
ouvrir notre bouche, nous devons parler de ce Jésus que nous connaissons, nous
devons proclamer avec foi et assurance l’Évangile autour de nous. Notre champ,
c’est d’abord bien sûr notre maison, notre famille mais c’est aussi nos
voisins, notre rue, notre village, notre ville.
Ne limitons pas le Seigneur par un
manque de foi. Jésus n’a t-Il pas dit qu’Il serait avec nous tous les jours
jusqu’à la fin du monde ? (Matthieu 28 v. 20). Marchons donc dans ses traces.
Allons vers ceux qui sont perdus, ceux qui attendent en silence la délivrance.
Jésus nous dit d’aller vers les nôtres, de leur raconter tout ce que le
Seigneur nous a fait et comment Il a eu pitié de nous. (Marc 5 v. 19) Comme
Jésus, soyons « émus de compassion devant cette foule qui n’a rien à manger »
(Marc 8 v. 2). Donnons-leur la nourriture spirituelle qui est
Proclamer l’Évangile, c’est un
privilège que Dieu nous donne. Si nous le faisons avec foi et amour, en nous
appuyant sur l’oeuvre accomplie de Jésus, nous ne travaillerons pas en vain. Ce
privilège, celui de gagner des âmes à Christ, est l’oeuvre de toute une vie.
Jour après jour, nous devons intercéder au trône de notre Père, Le suppliant de
révéler Jésus à ceux qui nous entourent.
Cette bonne nouvelle du royaume sera
prêchée dans le monde entier. (Matthieu 24 v. 14)
À l’automne 2001, soit après plus de
10 ans au désert, nous avons (ma femme et moi) amorcé une oeuvre
d’évangélisation dans notre village. Ce désir brûlait dans nos coeurs depuis
des années. Le Seigneur nous avait montré, en prière qu’Il voulait sauver notre
village. À ce sujet, nos convictions grandissaient de jour en jour. Seul le
manque de foi dans les promesses de Dieu pouvait faire obstacle à ce projet.
Nous voulions aller de l’avant et cela au plus tôt.
Combien de personnes dans les dix
dernières années (dans notre village), c’est-à-dire des parents, des amis(es), des êtres chers, des
connaissances la plupart âgées sont mortes, sans espérance. La seule espérance
que ces personnes avaient, c’est qu’elles passeraient en jugement devant Dieu
et cela sur le seul principe de leurs mérites. Triste espérance, lorsqu’on
considère que nulle personne ne sera justifiée par les oeuvres (Galates 2 v.
16).
Combien de personnes étaient mortes
sans connaître leur Sauveur. Nous pouvions essayer d’ignorer ces tragédies
spirituelles, essayer de fermer les yeux sur ces gens qui mourraient sans
connaître Christ, nous n’en étions pas capables. Souvent, lorsque nous étions
informés qu’une personne de notre village était malade ou mourante, nous nous
empressions d’aller la visiter et si possible, lui parler de Jésus. Cette terre
dans laquelle tombait la semence de
L’odeur de Jésus-Christ, une odeur de
vie ne s’était pas rendue jusqu’à eux par le témoignage chrétien. Ces gens
avaient espéré pendant des années des paroles de vie, mais personne ne les
avait prononcées. Peut-être dira-t-on : « Oui mais Dieu parle au coeur ! » Bien
sûr et je crois que beaucoup de gens seront sauvés, dans les temps d’ignorance,
par la seule révélation divine, au coeur de celui qui cherche. Mais Dieu dit
aussi : « Comment croiront-ils en Celui dont ils n’ont pas entendu parler ?
Comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ? » (Romains
10 v. 14).
Qui ira prêcher à ces gens ? Qui
viendra ? Nous chrétiens, nous devons comme Paul dire : « Seigneur que veux-tu
que je fasse ? » (Actes 9 v. 6) nous devons être des volontaires, des chrétiens
responsables, qui marchent dans les traces de ces héros, dont nous pouvons voir
l’engagement dans l’épître aux Hébreux, chapitre 11. Ainsi, prêcher, c’est
avant tout annoncer l'Evangile aux inconvertis.
Prêcher, c’est aussi transmettre à
autrui, ce que Dieu nous a enseigné dans notre propre existence. Devons-nous
attendre le missionnaire d’outre-mer ? Non ! Nous devons parler de Jésus,
L’annoncer. Nous devons remuer cette terre d’incrédulité et d’ignorance que
compose le coeur de tout homme. Nous devons labourer, arroser cette terre et
semer la bonne Parole de Dieu. Où est le peuple de Dieu ? Il est là où tu
demeures, là où je demeure. Quelque part dans ces villages, ces villes, le
peuple de Dieu est là.
Dieu dit dans Osée 4 v. 6 : « Mon
peuple est détruit parce qu’il lui manque la connaissance. » Nous ne pouvons
ignorer la responsabilité que nous avons comme chrétiens, de proclamer
Quelle tristesse de voir ces gens
mourir sans connaître Jésus ! Quelle tristesse d’entendre les cloches (les
glas) annoncer la mort de quelqu’un, le passage dans l’au-delà d’une âme perdue
sans Christ ! Ces cloches auraient dû annoncer la joie, la délivrance par la
résurrection de Jésus-Christ. Pour ces personnes, il n’y avait plus
d’espérance, c’était terminé. Le jour du salut était passé et n’avait pas été
saisi. Mais pour les personnes qui restent, il y a encore de l’espoir. Comme
chrétiens, nous devons nous soucier de ces gens, leur annoncer
Ces paroles de Jésus nous revenaient
: « Ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez le sur les toits. » (Matthieu 10
v. 27). Combien Jésus veut que nous ouvrions notre bouche. Nous ne devions plus
attendre. Il fallait se lancer dans l’oeuvre, jeter le filet, devenir des
pêcheurs d’hommes. Tous ces gens étaient endormis à cause de la religion, à
cause de la répétition des rituels religieux. Saisissant avec foi l’oeuvre
accomplie par Christ, nous avons mis les mains à la charrue, avec l’assurance
que les forteresses religieuses ont été renversées à la croix.
Le comment de cette
oeuvre
Dans les Actes des Apôtres, (Actes 2
v. 14), Pierre avec les onze Apôtres se présenta devant le peuple. Pierre
annonça
Et Pierre leur répondit : «
Repentez-vous, et que chacun soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le
pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse
est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi
grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. » (Actes 2 vs. 38-39).
Aujourd’hui en 2002, cette promesse
de Dieu tient toujours. Dieu appelle toujours les hommes et les femmes à la repentance.
Rien n’est plus vrai. Aucune conversion n’est possible sans la repentance.
Prêcher le Christ, prêcher la repentance est nécessaire pour que l’homme soit
libéré de la condamnation qui pèse sur lui.
Sachant cela, nous devons annoncer
l’Évangile, nous devons prêcher Christ sans détour, sans diluer le message,
sans compromis. Jésus a dit : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous
affranchira » (Jean 8 v. 32). Nous devions aller auprès des gens de notre
village, annoncer
Un lieu de rencontre.
Nous étions en septembre 2001. Dans
un premier temps, il nous fallait un local, un lieu public où nous pourrions
rencontrer les gens. Dans un premier temps, j’ai rencontré le conseil municipal
et j’ai exposé clairement mes intentions. Je ne cachai pas la vérité, à savoir
que nous voulions, en ces temps difficiles, apporter aux gens de notre
communauté, un soutien dans les différentes épreuves rencontrées. J’ajoutai
dans cette lettre, que Jésus était la solution ultime pour trouver la paix.
Comme lieu de rencontre, je leur expliquai que nous souhaitions avoir la salle
du Vieux-Collège. Ce fut une
merveilleuse occasion de témoigner les membres du conseil municipal, de nos
intentions et surtout de présenter Jésus comme Celui qui est notre Seigneur.
Les autorités municipales me posèrent
quelques questions, firent quelques mises en garde contre ce qu’ils appellent «
l’embrigadement » mais n’offrirent aucune opposition. Ils nous accordèrent une grande
salle dans cet ancien collège, pour tous les mercredis soirs. Comme prix du
loyer, ils nous demandèrent 20.00 $/mois. C’était merveilleux, nous avions un
local pour prier, évangéliser et c’est Dieu qui avait pourvu à ce local.
Convocation des chrétiens de Saint-Donat.
Dans un deuxième temps, ayant obtenu
l’autorisation du conseil municipal, concernant la location du local, il
fallait rencontrer tous les chrétiens du village. Le but : partager nos
intentions concernant l’évangélisation. Dans une lettre (en annexe à la fin du
document), j’ai expliqué à ces chrétiens ce que nous voulions faire ma femme et
moi. Nous avions besoin de partager ce que nous avions dans notre coeur, de
réclamer leurs prières, leur soutien. En quelques mots je leur partageai que
nous étions frères et soeurs, que nous appartenions à la même communauté
chrétienne, soit celle de Saint-Donat. J’essayai en des mots simples, de leur faire comprendre que le manque
de consécration et l’absence de communion fraternelle entre chrétiens d’un même
village, étaient les principaux obstacles à l’avancement de l’Évangile. Jésus
n’a-t-il pas dit : « À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si
vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13 v. 35).
Dans cette lettre, j’ai réclamé leurs
prières à l’aube de cette oeuvre et leur ai demandé de venir nous rencontrer, à
l’heure et au lieu indiqués. Ma femme et moi, nous avons prié pour que cette
réunion se fasse dans l’unité du Saint-Esprit. Nous souhaitions ardemment leur
présence. Nous désirions raconter de vive voix, ce que Dieu avait mis dans nos
coeurs et cela, même si la lettre expliquait bien nos orientations. Nous ne
pouvions ignorer nos frères et nos soeurs dans l’accomplissement de cette
oeuvre.
Nous souhaitions les voir à cette
rencontre et nous chassions tout doutes ayant trait à leur absence.
Malheureusement, personne ne se présenta. Nous trouvions des explications, des
raisons à ces absences : mauvais soir, pas libres, absents, malades etc... Mais au fond de nous-mêmes, il
fallait se rendre à l’évidence : le message concernant notre volonté
d’évangéliser notre village et de les associer à cette oeuvre, n’a pas passé.
Le soir de la réunion, personne ne téléphona pour nous prévenir de son absence,
non plus d’ailleurs dans les jours et les mois qui suivirent.
Auparavant, j’avais écrit une lettre
aux membres du conseil municipal pour avoir une rencontre avec eux. Ces gens
là, avec une grande ouverture d’esprit, m’avaient accueilli, m’avaient écouté,
m’avaient répondu. Ces gens avaient pris du temps pour moi. D’autre part,
malgré mon insistance à vouloir rencontrer les chrétiens du village, rien, pas
un signe de vie de ces derniers. Quelle tristesse! Ce constat me fit penser que
la religion avait aussi atteint les milieux dits « évangéliques ». Les
chrétiens issus de ces assemblées se méfient de tout chrétien qui ne
fréquentent pas leurs églises. C’est comme si, à l’extérieur des limites du
bâtiment, le corps de Christ était inexistant.
Un climat de méfiance chez les chrétiens.
Les prédicateurs, dans les églises
évangéliques traditionnelles, ont tellement mis en garde leurs fidèles, contre
toutes personnes qui ne fréquentent pas leur propre assemblée, allant même
parfois jusqu’à les décrire comme des loups, qu’ils ont créé un climat de
méfiance propre au sectarisme. Pourtant, si ces assemblées avaient considéré
ces chrétiens souvent rejetés, dispersés ici et là, comme des frères et soeurs
et si ces assemblées avaient pensé un court instant, que Dieu utilise Ses
enfants selon ses desseins, cette méfiance injustifiée n’aurait pas existé.
Peut-on penser que l’Esprit du
Seigneur ne se meut que dans des endroits déterminés par les hommes ? Peut-on
penser limiter ainsi Dieu ? Peut-on penser être approuvé de Dieu, lorsque nous
manquons d’amour envers ceux et celles pour qui le Seigneur Jésus est aussi
mort sur la croix ? À la lumière de
Si nous poussons notre réflexion plus
loin, nous pouvons comprendre pourquoi l’Évangélisation fait de si maigres
progrès au Québec. Chaque dénomination tire la couverture de son côté, se
méfiant de l’assemblée voisine et du chrétien zélé pour l’Évangile.
C’est donc dans ce contexte de
méfiance, que s’inscrivait notre démarche de rencontrer les chrétiens de notre
village, pour les sensibiliser à notre projet d’évangélisation. Aucun de ces 15
chrétiens convoqués n’avaient donné signe de vie. En fait, une seule personne
avait téléphoné mais c’était pour dire, que cette oeuvre que nous amorcions
n’était pas de Dieu. Pourtant, Dieu n’est pas divisé contre Lui-Même !
Remercier Dieu en toutes choses.
Sans se décourager, ce soir là (seuls
au lieu de rencontre) ma femme et moi avons prié, remercié le Seigneur car, Il
contrôle toute cette situation. Nous avons remis tous nos fardeaux entre Ses
Mains toutes puissantes. Jésus a mis la paix dans nos coeurs. Nous avons
compris par la suite que cet échec apparent était Sa Volonté et qu’espérer
l’aide des chrétiens ayant déjà leur assemblée était illusoire. Nous aurions
aimé partager avec nos frères et soeurs, cette espérance dans nos coeurs pour
notre village. Dieu ne voulu pas qu’il en fut ainsi. Où ce n’était tout
simplement pas le temps. Où ce n’était pas de cette manière. Qu’importe, Dieu
savait ce qu’Il faisait.
Nous avons compris que pour cette
oeuvre, nous devions compter avant tout sur la seule puissance de Dieu et sur
les quelques frères et soeurs, que le Seigneur voudrait bien placer sur notre
chemin. Puisse Dieu susciter dans chaque village, chaque ville, des frères et
des soeurs qui accepteront de porter la bannière de Jésus et de proclamer tout
haut Sa Parole sans se relâcher.
Le pourquoi d’un local.
Ainsi, nous avions un local. C’est là
principalement, que se dérouleraient nos activités d’évangélisation. Ce lieu
servirait à la prière, à la louange au Seigneur et à l’accueil des gens que
Dieu nous enverrait. Comment le Seigneur enverrait-il ces gens ? Cela était Son
rôle, Son travail et Sa promesse. À nous, Dieu demandait d’annoncer tout haut
Sa Parole, de prier et de croire en Lui. Il nous demandait d’être obéissants et
de toujours se reposer sur l’oeuvre accomplie à la croix.
Il est certain que notre maison
aurait pu servir de lieu pour accueillir les gens. Cependant, notre maison
n’était pas un lieu public où les personnes, désireuses d’entendre
Jésus nous demande d’aimer tous les
gens de notre village, du même amour dont Il nous a aimés. Le Seigneur Jésus
nous a donné sa vie. Pour ces gens, nous devons aussi donner notre vie, notre
temps et espérer toucher le coeur de Dieu par la prière d’intercession. Nous
devons croire que Dieu éclairera le coeur des gens de notre village.
IL est très important que cette
oeuvre d’évangélisation ait son port d’attache. Nous avions établi les moments
de ces rencontres, les mercredis soir de 19:00 à 21:00 heure et cela, aussi
longtemps que le Seigneur nous voudrait là. La fidélité à ces rencontres de
même que l’envoi, dans chaque foyer, de messages écrits concernant les choses
de Dieu, détermineraient aux yeux de la population, le sérieux de cette entreprise.
En cela, nous nous engagions, par la
grâce de Dieu, à être fidèles à ces rencontres, à rester attachés aux promesses
de Dieu pour notre village. En résumé, ce local servirait d’une part de lieu
d’évangélisation pour les gens qui ont soif d’entendre
L’importance des maisons.
Pour ce qui est de notre maison (ou
une autre maison), c’est là que ce dérouleraient les premières rencontres avec
les nouveaux convertis. C’est là qu’ils apprendraient à lire
C’est par leur témoignage personnel
qu’ils pourront rejoindre les membres de leurs familles, leurs voisins et leurs
amis(es)et leur parler
de leur Sauveur qu’ils ont rencontré. Ces réunions d’Église, puisqu’il faut les
appeler ainsi, par le fait qu’elles sont des réunions de chrétiens, se feront
dans une maison. À quel moment ? Cela sera déterminé par l’ensemble des
chrétiens de l’Église-maison en tenant compte
des disponibilités du ou des responsables de l’évangélisation, afin que
personne n’ait à souffrir d’un manque d’attention. Bien sûr, lorsque le village
ou le quartier (en regard d’une ville) aura été évangélisé, nous croyons que le
local loué pour l’Évangélisation deviendra moins important. Après un certain
temps, une Église-maison, deux Églises-maison, trois Églises-maison etc...formeront l’Église locale.
À ce moment, la roue de
l’évangélisation ayant commencé à tourner et surtout, à porter du fruit par l’apparition
des premières conversions dans la localité, le fardeau de l’évangélisation
reposera désormais sur l’ensemble des chrétiens de la localité.
L’évangélisation se fera de bouche à oreille. C’est pourquoi, le local perdra
de son importance comme nous le disions plus haut. Le témoignage chrétien dans
les Églises-maison sera comme une lumière pour les gens de la localité. Par la prière
d’intercession, la foi en Jésus-Christ les gens tout autour seront touchés et
voudront avoir cette espérance, cette joie et cette assurance qui caractérisent
les chrétiens.
Autonomie des Églises-maison.
Il est important, comme dans le Nouveau-Testament, de conserver autonomes ces Églises-maison, les unes par rapport aux autres. On
comprendra que si une Église-maison devenait victime des attaques de l’ennemi, les autres Églises-maison pourront survivre et même être un
refuge, une terre d’asile pour les âmes en détresse. Ces Églises-maison étant structurées sur une base
familiale, chaque enfant de Dieu comprendra l’importance de ses prières, de ses
efforts à mettre l’épaule à la roue, afin que règne l’harmonie dans son
assemblée et que l’Évangile embrase toute sa communauté.
Réunion d’Église et
réunion d’évangélisation : distinction.
À ce stade-ci, nous devons distinguer
à la lumière des écritures, ce qu’est une réunion d’évangélisation et une
réunion d’Église. Ayons toujours en mémoire ce qui fut oublié pendant des
siècles, à savoir que l’Église c’est la réunion des croyants. Pas de croyant,
pas d’Église. Si nous sommes réunis avec nos frères et nos soeurs, nous sommes
l’Église de Dieu.
Quand les Apôtres évangélisaient au
portique du temple dans (Actes 5 v 12), ce n’était pas une réunion d’Église.
Les Apôtres prêchaient le salut aux juifs inconvertis. Lisons le texte :
« Beaucoup de miracles et de prodiges
se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres. Ils se tenaient
tous ensemble au portique de Salomon. » (Actes 5 v 12)
Pour les Apôtres, c’était l’endroit
pour évangéliser, annoncer
Bien plus, quand au chapitre 3 des
Actes verset 1, nous lisons : « Pierre et Jean montaient ensem-ble au temple à l’heure de la prière »,
nous devons savoir que Pierre et Jean n’allaient pas au temple pour prier mais
bien pour parler de Jésus à toute la population des inconvertis qui eux, se rencontraient au temple. Nous pouvons
retrouver cette confirmation dans les Actes chapitre 14 verset 1. Voilà ce qui
décrit les réunions d’évangélisation. En regard des réunions d’Église, nous
pouvons retrouver dans les Actes des Apôtres, une description très précise.
Lisons le texte suivant :
« Ils persévéraient dans
l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du
pain, et dans les prières. » (Actes 2 v 46)
Ces chrétiens n’avaient pas de lieu
consacré pour le culte. Tout endroit où ils se trouvaient, devenait leur lieu
de rencontre pour prier, fraterniser, exhorter, louer, adorer. Les maisons, à
cette époque, s’avéraient des endroits privilégiés pour réunir les chrétiens en
Église. Dans ces maisons, on comprendra, que ce n’était pas des réunions
d’évangélisation puisque les personnes qui s’y réunissaient, connaissaient déjà
le Seigneur. Ces chrétiens persévéraient dans l’enseignement qu’ils avaient
reçu des Apôtres, à l’époque de leur conversion.
Combien de
chrétiens peut contenir une Église-maison ?
Il n’y a pas de nombre déterminé dans
L’Église-maison qui
grandit.
Si un groupe dans une maison devient
trop gros, il convient, après avoir prié, d’ouvrir une autre maison. Le Saint-Esprit nous éclairera sur le choix de cette
nouvelle Église-maison. Dans un village,
il pourrait y avoir un grand nombre d’Églises-maison, toutes aussi importantes les unes
que les autres, travaillant aux mêmes défis : évangéliser et faire des
disciples. Toutes ces Églises-maison, comme des lumières brillant dans le village ou la
ville, formeront l’Église locale de la place. Dans le Nouveau Testament, il en
était ainsi : les chrétiens se rencontraient et rompaient le pain dans les maisons.
(Actes 2 v 46). Dans ce
modèle d’Église-maison que nous ont
laissé les Actes des Apôtres, nous pourrons marcher dans la simplicité de
l’Évangile, veillant les uns sur les autres et travaillant comme le dit
L’Église-maison un
refuge au jour de la détresse.
Toutes ces Églises-maison, nous l’avons dit, sont autonomes
mais elles sont unies par les liens de l’amour et de l’Esprit. En ces temps
d’apostasie qui règne actuellement et en ces temps d’angoisse à venir, revenir
à l’Église scripturaire est la seule voie possible pour que l’Évangile se
répande. Il est à peu près certain qu’une grande persécution, que des temps
difficiles viendront sur les dénominations évangéliques traditionnelles. Je
crois qu’il y aura de moins en moins d’avenir pour ces dénominations,
principalement, pour celles qui se sont éloignées de
S’il subsiste un certain avenir pour
ces dénominations qui se sont éloignées de l’Évangile de Jésus-Christ, sachons
que le Saint-Esprit a quitté ces
assemblées et que ceux qui sont restés fidèles à leur premier amour,
déserteront aussi. Il appartient à nous, chrétiens de demeurer fermes dans
l’Évangile,
Les anciens selon les Écritures.
Chaque assemblée-maison ou Église-maison est sous la surveillance d’un ou des anciens. Un ou
deux anciens par Église-maison, dirons-nous ?
Bien sûr ! Dans une Église-maison n’y a-t-il pas un
petit troupeau qu’il faut paître ? N’y a-t’il pas de jeunes brebis qui ont besoin qu’on prenne soin
d’elles, le temps qu’elles grandissent ? N’avons-nous pas la responsabilité de
veiller sur le troupeau avec soin ? N’est-ce pas un commandement de Dieu ? Pour
ces raisons, des anciens ou surveillants comme le dit la traduction sont
nécessaires. Des personnes qui prendront « soin de l’Église de Dieu » (1
Timothée 3 v 5).
L’ancien est nommé selon les critères
de 1 Timothée 3 vs 1-7 que l’on peut lire ici :
1. « Cette parole est certaine : Si
quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une oeuvre excellente.
2. Il faut donc que l’évêque soit irréprochable,
mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduire, hospitalier,
propre à l’enseignement.
3. Il faut qu’il ne soit ni adonné au
vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé.
4. Il faut qu’il dirige bien sa
propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une
parfaite honnêteté;
5. Car si quelqu’un ne sait pas
diriger sa propre maison, comment prendra-t’il soin de l’Église de Dieu ?
6. Il ne faut pas qu’il soit un
nouveau converti, de peur qu’enflé d’orgueil il ne tombe sous le jugement du diable.
7. Il faut aussi qu’il reçoive un bon
témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l’opprobre et dans les
pièges du diable. »
Cet ancien n’est pas un « pasteur »
avec ses cartes de compétence et ses diplômes venant de tel ou tel institut
biblique. Si ce cas se présentait, (c’est toujours possible) une nomination
comme ancien se ferait sur la base de l’expression des sentiments et des fruits
qui sont en Jésus-Christ et non sur la base des cartes de compétences.
Comprenons bien, que n’y les diplômes ni les études bibliques sont des critères
valables pour le choix des anciens. Ce ne sont pas là les critères que
recherche le Seigneur.
Jésus veut avant tout que les anciens
soient des serviteurs de tous. Ainsi, un serviteur au sens des Écritures n’est
pas celui qui vit aux dépends de la communauté chrétienne mais celui qui
pourvoira par ses gestes, le don de soi, ses biens au bien-être de l’Église-maison. Un tel serviteur est une personne responsable,
soucieuse de l’état du petit troupeau. Dans les Actes des Apôtres chapitre 20 verset 28, l’Apôtre Paul, sous
l’inspiration du Saint-Esprit, nous dit :
« prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur
lequel le Saint-Esprit vous a établis
évêques pour paître l’Église du Seigneur, qu’Il s’est acquise par son propre
sang. »
L’ancien n’est pas celui qui domine
les autres. Il n’est pas non plus celui qui s’est approprié le rôle
d’enseigner, ni celui qui veut enseigner sa propre doctrine, pas plus que celui
qui parle toujours sans écouter les autres. Un point important : l’ancien doit
être un homme de la localité. Nous voyons ici l’importance de bien choisir les
anciens comme étant des personnes responsables, fiables, humbles. Ce choix
d’anciens doit toujours se faire dans la prière, sous la direction du Saint-Esprit et cela, pour chaque Église-maison. Notons que c’est l’Esprit qui
établit au travers les croyants. Aspirer à devenir un ancien, suppose un
dévouement total et un don de soi inconditionnel. Rappelons ces exhortations de
l’Apôtre Pierre aux anciens dans sa première épître au chapitre 5, versets 2 et
3 :
2. « Paissez le troupeau de Dieu qui
est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu; non
pour un gain sordide, mais avec dévouement;
3. Non comme dominant sur ceux qui
vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. »
Contrairement à ce qu’on voit souvent
aujourd’hui, les anciens sont établis pour donner, prendre soin, veiller au bien-être
matériel et spirituel du troupeau. À la limite, l’ancien renoncera à son propre
confort pour pourvoir au nécessaire du pauvre et de l’indigent. En termes plus
imagés, l’ancien videra son garde-manger pour les pauvres au lieu que ceux-ci
garnissent le sien. Trop souvent, malheureusement, nous avons vu ces choses.
Comme on le voit, les anciens doivent
être les modèles du troupeau et combien ils doivent être revêtus des nobles
sentiments qui sont en Christ. Quelques chrétiens réunis au nom du Seigneur
Jésus dans des maisons : voilà l’Église locale au sens des Écritures. Quand
nous lisons les Actes, nous découvrons ce principe de base : l’Église est
locale et les chrétiens se rencontrent dans des maisons. Nous ne le répéterons
jamais assez ! Il n’y qu’un seul grand Pasteur : Jésus-Christ. Ceux qui
prennent soin du troupeau, ce sont les anciens que
Doit-on payer les anciens ?
Dans le contexte des Églises-maison, l’ancien n’a pas à exiger de la
communauté chrétienne d’être soutenu financièrement. Normalement, les anciens
continuent à travailler, à exercer leur métier, leur profession comme toute
autre personne. Si l’Église-maison décide de soutenir quelque peu (financièrement), l’ancien dans ses
responsabilités, cela est une décision d’Église. Qu’une Église soutienne
financièrement à 100% un « pasteur » comme on le voit aujourd’hui, cela n’a pas
de fondement biblique. Je crois que si un ancien est pauvre et dans le besoin,
la communauté chrétienne devra aider le
frère et toujours, cela se fera avec amour afin que le nom de Jésus soit
glorifié, non blasphémé.
Le rôle d’ancien :
une tâche noble et honorable.
Ce passage de 1 Pierre 5 versets 2 et
3 cité un peu plus haut, nous fait beaucoup réfléchir sur le rôle des anciens. Nous ne pouvons
que méditer sur le sens profond de ces paroles et cela nous fait courber la
tête devant la tâche honorable et sacrée du rôle d’ancien. Quelqu’un est-il
ancien, il est gardien du troupeau et il l’est volontairement selon Dieu, sans
contrainte.
L’ancien ne paîtra pas le troupeau
pour un « gain sordide ». Sordide selon le dictionnaire veut dire : sale, vil,
bas. Exploiter un petit troupeau, soutirer l’argent des pauvres souvent en
citant des versets de
Au moment d’écrire ces lignes, trois
(3) lettres furent envoyées dans chaque foyer de notre village. Au total, 365
foyers furent visés. Une première lettre fut envoyée en septembre 2001. Cette
lettre présentait à la population de Saint-Donat, le but de l’oeuvre que nous entreprenions.
Le 12 décembre 2001, une deuxième
lettre faisait prendre conscience aux gens de l’état spirituel de leur âme et
les invitait à vérifier les Écritures afin de distinguer
Le 17 mai 2002, la troisième lettre
décrivait la chute de l’homme au jardin d’Éden et ses répercussions sur nous
tous. Il était aussi question du sens de l’oeuvre accomplie par Jésus-Christ à
la croix.
Ces lettres furent écrites dans la
prière et la recherche de
« C’est pourquoi Je vous dis : tout
ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le
verrez s’accomplir. » (Marc 11 v. 24)
Peut-être poseras-tu cette question :
« Alors, les conversions ? »
Après neuf (9) mois, nous n’avons
encore reçu aucune personne du village à notre local d’évangélisation. Nous ne
regardons pas aux choses visibles. Dieu a d’abord une grande oeuvre à faire
dans chacune de nos vies, avant de nous donner des âmes pour que nous en
prenions soin. Nous sommes à apprendre afin que lorsque Dieu ouvrira les
écluses des cieux, nous puissions être suffisamment affermis pour répondre à la
tâche.
L’oeuvre que nous avons entreprise en
est une de toute une vie. Notre village a été dans l’ignorance depuis sa
fondation et cela, pendant plus de 125 ans. Pendant ces années aucun chrétien
n’a apporté avec conviction, le message de l’Évangile à cette population.
Jamais le message de Jésus-Christ seul Sauveur, n’a été proclamé d’une façon
soutenue, sans équivoque comme maintenant. Aujourd’hui, ce message atteint les
gens.
Notre ministère ne s’arrêtera pas là.
Après Saint-Donat, par la grâce de
Dieu, il y aura un autre village, puis un autre ... C’est dans cette foi que
nous travaillons espérant que toi qui lis cet ouvrage, tu pourras à ton tour vivre et
entreprendre une telle oeuvre dans ton village, ton quartier ou ta ville. Notre
prière est aussi que tu puisses comme le dit
Pour terminer, j’aimerais résumer les
propos d’un frère missionnaire qui a vécu de 1902 à 1972. Cet homme s’attachant
à l’Église scripturaire, a établi dans environ 600 localités, une Église
locale. Cette oeuvre missionnaire fut réalisée dans un pays communiste appelé
« Quand nous lisons
Aujourd’hui, beaucoup de croyants
sont possédés par la vaine gloire; beaucoup de chrétiens sont absorbés par les
plaisirs, beaucoup sont occupés par leur travail, leur famille, leur confort.
Ces personnes ont soin seulement de leurs intérêts. Elles n’ont pas à coeur de
prêcher l’Évangile ou de faire l’oeuvre de Dieu. Beaucoup de personnes
demeurent dans l’ignorance, la perdition, non pas parce que Dieu ne veut pas
les sauver, mais parce que nous ne coopérons pas avec Lui.
Oh si chaque frère ou soeur était
disposé à coopérer avec Dieu, qui pourrait compter le nombre de personnes qu’il
conduirait au Seigneur. La raison pour laquelle l’oeuvre de Dieu n’avance pas,
c’est parce que Dieu n’a pas Son homme. Réalisons bien que le Seigneur a besoin
de vous et moi avant de pouvoir faire ce qu’IL veut ».
En annexe, à la fin du présent
document, vous pourrez lire une copie de la lettre envoyée aux chrétiens de Saint-Donat (fréquentant différentes
assemblées), le 24 septembre 2001. Par cette lettre, nous voulions dans un
premier temps, parler de notre foi en cette oeuvre d’évangélisation. Dans un
deuxième temps, nous voulions associer nos frères et soeurs de Saint-Donat, à cette espérance de voir notre
village sauvé et à notre détermination à mettre tout en oeuvre pour y parvenir.
Cette lettre vous aidera à comprendre nos intentions, nos motifs qui animent
cette volonté d’évangélisation.
Que le Seigneur Jésus-Christ, notre
Sauveur, vous garde dans Son Amour !
N.B. Dans le présent document, par souci
de protéger l’originalité et la pensée de certains auteurs lus et consultés,
nous avons fait précéder d’un astérisque * leurs écrits ou résumés de leurs
écrits.
Références :
« La vie normale de l’Église » de Watchman Nee
« L’Église de maison » de Jean-Raymond Couleur
Aux frères et soeurs en Jésus-Christ
Salutations fraternelles,
Moi, Gérald Caron, je prends
aujourd’hui l’initiative de vous écrire afin de vous partager ce que Dieu a mis
sur mon coeur. Ce dont je veux vous parler concerne l’Évangélisation de notre
milieu, soit St-Donat. Cette lettre est
aussi envoyée à tous ceux, celles qui dans ce village professent leur foi en
Jésus-Christ et l’ont accepté comme Sauveur et Seigneur.
Depuis quelques années déjà, le
Seigneur m’a beaucoup parlé sur l’Évangélisation de notre village. Les
convictions qui en ressortent sont que Dieu veut sauver tous les villages y
compris le nôtre et que le manque de foi et le manque de consécration sont le
principal obstacle.
Que Dieu puisse sauver ce village
n’est pas impossible. IL suffit de s’appuyer sur l’oeuvre de Christ à la croix,
sur sa volonté de ne pas perdre un seul de ses enfants que le Père lui a donnés
et tout est possible. Jésus dit dans Jean 14;14 : « Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le
ferai ».
Voilà pourquoi nous ouvrirons bientôt
ma femme et moi, un local à St-Donat pour recevoir tous ceux et celles que le Seigneur nous enverra. Cette oeuvre est basée uniquement
sur la foi en Dieu, la prière et l’obéissance à
Notez que cette oeuvre d’Évangélisation
s’adresse uniquement aux inconvertis. Chaque semaine ma femme et moi seront présents à un local pour prier et supplier Dieu
d’envoyer des âmes que nous pourrons conduire à Christ. Cette oeuvre durera
tout le temps qu’il faudra et nous croyons que c’est par la constance et par la
régularité dans notre présence, que les gens comprendront le sérieux de cette
oeuvre. Bien sûr, des informations iront dans les foyers pour faire connaître
l’existence et le but de cette oeuvre. Peut-être me direz-vous en quoi comme
chrétien (e) qui lit cette lettre, suis-je donc concerné(e)?
Je m’explique. En tant que chrétien
(e), je crois que nous avons une grande responsabilité. Le Seigneur nous dit
dans 1 Pierre-2;4-5, que nous sommes
des pierres vivantes et que nous formons une maison spirituelle, son Église.
Nous constatons à notre grand regret, que la commu-nion fraternelle entre tous les frères et soeurs du
village est absente. Pour des raisons de doctrines, nous n’avons pas compris et
pas entretenu cette communion fraternelle. Pourtant,
Qu’on se rassure, nous n’avons pas
l’intention de former une église quelconque ni d’exercer un ministère de
pastorat. Pour la plupart, vous avec déjà votre assemblée et dans le Corps de
Christ, nous constatons qu’il y a déjà trop de divisions. Non, il s’agit d’une
oeuvre auprès des inconvertis.
Au début de cette lettre, nous
parlions d’un obstacle qui empêchait les gens de venir à Christ : notre manque
de foi et de consécration. Or, il y a un deuxième obstacle qui empêche les gens
de venir à Christ et cet obstacle est tout aussi néfaste que le premier. Il
s’agit du manque d’amour qu’on a les uns pour les autres. Jésus a dit « À ceci,
tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns
pour les autres ». (Jean 13;35).
Les divisions doctrinales ont
beaucoup compromis l’Évangélisation. Comment les incon-vertis peuvent-ils croire ce que nous leur présentons? Comment
nos familles peuvent-elles croire ce que nous leur apportons quand nous sommes
nous-mêmes divisés? C’est comme amener Christ aux enfants quand le père et la
mère sont divisés. Malheureusement, c’est ce qui se vit dans l’Église de Dieu.
Or, au début de l’Église chrétienne
dans les Actes des Apôtres, l’Église était locale. Elle prenait le nom de la
municipalité exemple : église de Jérusalem, église de Corinthe etc... Plus que cela, les chrétiens
d’une municipalité se rencontraient dans des maisons différentes mais c’était
toujours l’église de la place Ex : Jérusalem.
Ces chrétiens étaient très unis et
les inconvertis pouvaient « voir
l’amour qu’ils avaient les uns pour les autres ». Pour amener des gens à Christ
la meilleure façon était de rester unis. Les premiers chrétiens l’avaient
compris.
Malheureusement, nous nous sommes
éloignés de l’Église scripturaire. Où est l’église de Saint-Donat? J’entends par là l’église chrétienne de Saint-Donat, les vrais croyants, ceux et celles
qui sont sauvés (es). Où est cette église? Elle est toujours ici à Saint-Donat : environ une quinzaine de frères et
soeurs ou davantage peut-être. Mais ces chrétiens savent-ils qu’ils font partie
de l’église de Saint-Donat, qu’ils en soient
conscients ou non? Le problème, c’est que ces frères et soeurs sont tous
dispersés, ayant chacun, chacune leur propre assemblée à l’extérieur du village...
Donc, l’église de Saint-Donat (les croyants (es) existe mais elle
n’est pas active. Elle est divisée, sans force et inconnue des inconvertis.
Pourtant, le Seigneur ne permet
aucune division dans son Église. La seule division qu’IL permet, c’est une division sur la base locale Ex :
église de Saint-Donat, les croyants (es)
de Saint-Donat; église de Luceville, les croyants (es) de Luceville. Cette seule division sur une base
locale n’en est pas une en fait, c’est plutôt une multiplication d’églises
locales. C’est pourquoi Dieu l’approuve.
Ainsi, vous comprendrez qu’ayant mis
sur pied un projet d’évangélisation visant à faire en sorte que notre village
soit sauvé, il convient que nous, chrétiens, marchions d’un même pas. Sinon,
comment ceux qui viendront à Christ dans le futur comprendront-ils et
verront-ils « l’amour que nous avons les uns pour les autres », si nous sommes
divisés? Tout est là!
Nous croyons et cela est confirmé par
Par amour fraternel, nous devons
faire en sorte qu’ils grandissent ici à Saint-Donat portant le témoignage de Jésus-Christ dans leur
foyer, leur entourage. Notre responsabilité comme chrétiens sera de leur
témoigner l’amour de Christ sans esprit de division ayant bien saisi dans nos
coeurs la dimension scripturaire de l’église locale. Les nouveaux convertis
verront l’amour que nous avons les uns pour les autres dans notre village et
beaucoup d’obstacles nuisant à l’avancement de l’Évangile seront ainsi éliminés.
Ainsi donc, frères et soeurs, ce que
nous voulons, c’est faire connaître Jésus-Christ. Philippe, dans Actes 8;5 est descendu en Samarie et a prêché
le Christ. Nous aussi, nous voulons descendre à Saint-Donat et prêcher le Christ et seulement Christ mort et
ressuscité (pas des doctrines). Nous croyons que Dieu bénira.
Nous réclamons vos prières et votre
amour. Nous vous portons dans nos coeurs. Dans cette oeuvre d’Évangélisation,
nous ne pouvons vous oublier car vous êtes aussi ouvriers avec Dieu.
Ainsi, nous souhaiterions beaucoup
vous rencontrer afin que nous puissions prier ensemble à l’aube de cette
oeuvre. De plus, si vous avez des interrogations nous pourrons y répondre avec
les lumières que Dieu nous a données sur le sujet.
Cette rencontre des frères et soeurs
en Jésus-Christ, se tiendra à Saint-Donat à la salle du « Vieux-Collège » rue des Loisirs, à 7h:30 mercredi soir le 26 septembre 2001. Nous comptons beaucoup sur votre
présence. Le temps presse, rachetons le temps pour Christ! Merci...
Au plaisir de vous voir frères et
soeurs, recevez nos salutations en Jésus-Christ.
Gérald Caron Nicole Proulx-Caron
P.S. Un goûter vous sera servi.